Metal Gear Solid 2: Substance
Metal Gear Solid 2: Substance
ParRandy Springer
Genre : Action
Créé le : 9 février 2003
Dernière modification : 31 décembre 2008
Site web : Metal Gear Solid 2: Substance
Éditeur : Konami
Développeur : Konami
Sortie en magasin : Novembre 2002
Config requise : Xbox
 
Images | Critiques des lecteurs
 
Metal Gear Solid a fait fureur lorsqu’il est sorti sur la PlayStation. Quelques années plus tard, Hideo Kojima a récidivé avec Sons of Liberty, la suite tant attendue, apparue sur PlayStation2. Décevante pour certains, cette suite manquait les missions VR tant appréciées du premier opus. Mais voilà qu’au dernier Electronic Entertainment Expo, Konami a annoncé pour la PS2, la Xbox et le PC une édition spéciale de MGS2, affectueusement nommée Substance. La version Xbox a été la première à faire son apparition sur le marché, de quoi faire réjouir les possesseurs de la grosse boîte noire, dont moi-même, qui eut la chance de tester cette nouvelle oeuvre du célèbre Kojima.

 

Image  1Pour ceux qui ne le savent pas encore après plus d’un an, l’histoire du jeu est divisée en deux parties distinctes. Dans la première partie, il s’agit de la mission Tanker, alors que Solid Snake est en mission d’infiltration sur un pétrolier, qui est soudainement attaqué par des terroristes. Les plans de Snake changent un peu, et la mission prend une toute différente tournure et le navire coule. Snake a-t-il survécu à cet incident? La deuxième partie du jeu nous clarifie toutefois ce point, alors qu’on prend le contrôle de Raiden, un agent chargé de s’infiltrer dans le Big Shell, une structure en plein milieu de l’océan, alors qu’on soupçonne la fabrication d’un nouveau Metal Gear en ces lieux. Je ne blâmerai surtout pas Kojima pour la complexité de son histoire, qui donne un point de vue intéressant sur un futur proche.
Image 2Quoi qu’il en soit, l’intérêt-même de Substance ne se trouve pas autant dans l’histoire originale que dans les bonis. Trois sections se sont ajoutées à Sons of Liberty, soit : Snake Tales, Alternative Missions, VR Missions.
Image 3Les Snake Tales sont de courtes histoires qui se passent dans le niveau Plant, dans lesquelles on prend le contrôle de Solid Snake. Au début, pensant que ces histoires étaient le parallèle de l’aventure de Raiden, j’étais très enthousiaste à me plonger dans ce nouveau scénario. Hélas, chaque mini-aventure donne la sensation de déjà-vu. Je pense ici à un exemple très simple : Dans un des Snake Tales, on doit battre un boss, Fatman. Or, tout le contexte est exactement le même qu’avec Raiden, sauf que c’est la vie de Snake que l’on tient entre nos mains. De plus, notons que certaines parties des Snake Tales nous tiennent prisonnier d’un endroit, comme par exemple une fusilade dans laquelle on doit protéger Emma, mais on ne peut tout simplement pas sortir de la pièce, comme s’il y avait un mur invisible. Mais bon, quoique nos déplacements peuvent sembler limités, quoique les missions que l’on nous donne sont très peu originales, ça n’empêche pas le fait que quelques pages fort intéressantes ont été écrites pour composer les cinq histoires mettant en vedette Solid Snake. Toutefois, vous devrez lire ces pages, car non, non seulement aucune cinématique n’a été ajoutée, mais carrément aucune séquence de son n’a été enregistrée ; bref, on doit imaginer les séquences de nanocommunications et de dialogues dans nos têtes, en essayant de synthétiser des voix avec notre créativité. C’est dégoûtant pour un jeu en développement depuis si longtemps qui utilise exactement le même engin, les mêmes modèles 3D et les mêmes environnements qu’en novembre 2001.
Image 4Substance marque aussi le retour des VR Missions (missions en réalité virtuelle, non pas en véhicule récréatif), tant appréciées sur la PlayStation1. À prime abord, ces missions forment un excellent entraînement pour les moins habiles qui veulent perfectionner leurs techniques de stealth ou le maniement d’armes, mais elles sont aussi un divertissement très rafraîchissant pour quelqu’un qui n’a plus rien à faire de l’histoire. Sur la boîte, on dit qu’il y a 350 missions VR à notre disposition, mais je n’en considérerais qu’une cinquantaine, vu que les mêmes missions se répètent à chaque personnage, mis à part que les gardes changent de position et/ou d’itinéraire. Aussi, Skuderya m’a fait remarquer très simplement que les missions de Snake sont une copie améliorée des missions originales. Il me l’a démontré en réussissant un niveau du premier coup, en moins de 10 secondes. Mais bon, la résolution du jeu a doublé et les textures fatiquent moins les yeux, alors ça en vaut presque le coup.
Image 5Dans les missions virtuelles, il y a un mode qui m’a particulièrement marqué, et il s’agit du 1st-person mode. Dans celui-ci, comme son nom l’indique, vous contrôlez votre personnage à la première personne. Hélas, c’est un autre boni qui s’est avéré décevant. En effet, on n’a pas ajusté dutout les contrôles, qui ne sont pas, oh mais vraiment pas adaptés à ce genre. Bref, ça ne fait pas autant pitié autant que ça en est carrément frustrant.
Image 6Les Alternative Missions sont, quant à elles, on pourait dire, la nouvelle génération de VR. Car, il s’agit ici aussi d’entraînement, et les soldats, semblant pourtant normaux, n’ont rien de réel, tout comme les environnements, extraits du chapitre Plant. On y retrouve les modes Hold-up, Bomb Disposal, Eleminate (d’ailleurs aussi disponible dans les VR) et Photo (caché, à débloquer).
Image 7Le mode Hold-up est probablement le plus simple et le plus divertissant dans les missions alternatives. Tout ce qu’on doit faire, c’est de faire un hold-up à chaque garde, sans qu’il puisse nous voir. Dès que notre personnage dit « Freeze! », l’ennemi se désintègre et on continue. Ça peut paraître très abruti à première vue, mais certains niveaux nous donnent du sacré fil à retordre!
Image 8Pour ceux qui aiment sentir leur rythme cardiaque augmenter, le mode Bomb Disposal est excellent. Dans celui-ci, on vous donne une certaine limite de temps pour désamorcer toutes les bombes avec votre Cooler Spray, en maîtrisant l’art d’être rapide et efficace. Dépassez le temps et sautez avec le reste de la barraque.
Image 9Si vous préférez la portion action de Metal Gear Solid, vous aurez probablement un faible pour le Eliminate Mode, dans lequel vous devez, comme le titre l’indique, éliminer l’ennemi ; bref, la job de bras. Rien de trop compliqué encore, mais ça reste assez difficile de survivre face à une entière armée, alors qu’ils sont tous contre un.
Image 10Le mode le plus innovateur dans les missions alternatives est probablement le mode Photo, malheureusement pas disponible dès le départ. Équipé d’un appareil-photo, vous devez photographier ce que l’on vous demande de photographier au départ, voilà tout. Personnellement, une petite séance de photo après avoir désamorcé quelques bombes dans le Bomb Disposal Mode, ça m’a détendu. D’ailleurs, le plus rigolo, c’est de prendre des photos de ce qu’on ne devrait pas prendre en photo, comme par exemple des posters de FHM dans les casiers.
Image 11Graphiquement, je le répète, Substance ne m’a pas tellement marqué. EN effet, il s’agit exactement du même engin 3D que sur la PlayStation2, sans aucune modification apparente. Toutefois, MGS2 impressionnait en 2001 sur PS2, et je dois avouer que, un an après, il reste malgré tout un des plus beaux jeux de sa génération. Certes, il a vieilli, mais il reste que c’était un jeu exceptionnellement beau qui a baissé d’une petite coche. Malheureusement, j’ai trouvé un défaut important, dont le portage est probablement le responsable. À plusieurs endroits, le jeu souffre d’énorme ralentissements totalement incompréhensibles. Mais en général, c’est fluide.
Image 12Mais le réel défi fut de passer de la manette PS2 à la manette Xbox. Hélas, le changement de manette est complètement raté. Ceci est dû au fait que la manette Xbox n’a pas les L2 et R2 de la PlayStation2. Mais, à la place de bien organiser le schéma de contrôles avec les boutons noir et blanc, on a décidé d’intégrer les fonctions aux thumbsticks. Malédiction! On a mis le bouton de vision à la première personne sur le clic de thumbstick gauche. Résultat : on accroche le bâton par erreur et on perd notre temps... ou notre vie. Jouer à Metal Gear avec une manette Xbox, même un Controller-S, c’est comme conduire un vieux Chevrolet à transmission automatique.
La trame sonore de Metal Gear Solid 2 : Substance a la chance, parmis le graphisme et les contrôles, de ne pas avoir vieilli. On nous sert la même musique et les mêmes bruits de fond que dans Sons of Liberty, et la même qualité exceptionnelle est restée. Le voice acting est le même excellent fait dans l’original, mais il est totalement absent dans les Snake Tales.
Il y a un an, on avait beaucoup reproché à MGS2 d’être court et trop riche en cinématiques pour la proportion de gameplay. Mais cette année, on a mis de la Substance autour de l’os, et les 350 missions VR, les 150 Alternative Missions ainsi que les 5 Snake Tales ne peuvent qu’allonger votre expérience de jeu. Avec des personnages et modes à débloquer et des centaines de Dog Tags à collectionner, vous passerez beaucoup, mais beaucoup de temps à jouer.

 

Jouabilité
Le jeu est sensiblement le même, toujours aussi amusant, mais le changement de manette de la PS2 à la Xbox gâche énormément le plaisir. Ça en est frustrant. 14 /20  

Scénario
Le scénario de Sons of Liberty était un de ses points forts, et c’est dans une continuité que l’on peut admirer la qualité de l’histoire de chacune des Snake Tales. 18 /20  

Qualité graphique
L’engin graphique date d’un an et était destiné à la PlayStation 2. N’empêche que le graphisme est superbe malgré tout, même sur Xbox. Toutefois, j’ai pu remarquer des ralentissements assez importants, résultant probablement du portage. 15 /20  

Qualité sonore
La même musique que l’original, la même qualité exceptionnelle, rien de plus, rien de moins. Toutefois, aucune voix dans les Snake Tales, c’est inacceptable. 17 /20  

Durée de vie
350 missions VR, 150 Alternative Missions, 5 Snake Tales, l’histoire originale de MGS2, tout ça en un seul disque. C’est tout simplement incroyable la valeur de rejouabilité qu’il y a là-dedans. 20 /20  

 

Un an après sa première apparition, on ne fait pas face à un Metal Gear Solid 2 tellement évolué pour autant. Mis à part les ajouts, dont certains pas si incroyables, rien n’a changé de l’original. Mais comme l’emballage était bien scellé, sachez que ce qui se trouve sur ce plateau d’argent a entièrement conservé sa saveur délicieuse. Toutefois, je prédis un meilleur résultat pour la version PlayStation 2, particulièrement à cause de la manette plus appropriée, mais aussi pour les autres ajouts promis. Un must pour les fans de la série, à essayer pour ceux qui aiment le genre, je ne peux que recommander l’achat de ce titre qui m’a franchement plût.

88 %
 
Randy Springer

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