Dragon Ball: Revenge of King Piccolo
Dragon Ball: Revenge of King Piccolo
ParDaniel Carosella
Genre : Action
Créé le : 16 novembre 2009
Dernière modification : 17 novembre 2009
Site web : Dragon Ball: Revenge of King Piccolo
Éditeur : Namco Bandai Games
Développeur : Namco Bandai Games
Sortie en magasin : Octobre 2009
Config requise : Wii

Jeu compatible avec:
Wii Remote et Nunchuk
Manette GameCube
Manette Classic Controller
 
Images | Critiques des lecteurs
 
Il y a eu une plénitude de jeux basés sur la série Dragon Ball au cours des dernières années. La majorité se sont toutefois centrés sur la saga Dragon Ball Z, probablement la plus intéressante de toute la franchise. En effet, très peu de jeux ont été conçus autour de Dragon Ball GT et encore moins ont pris pour base les toutes premières aventures de Goku et ses amis. Qu’à cela ne tienne, Namco Bandai Games nous propose aujourd’hui Dragon Ball: Revenge of King Piccolo sur la Wii qui, sans être mauvais, explique peut-être pourquoi peu de jeux Dragon Ball ont gravité autour de la première saga de cette série.

 

1Revenge of King Piccolo couvre presque totalement la toute première saga Dragon Ball, soit après la première participation de Goku au Championnat du Monde des Arts Martiaux jusqu’à sa rencontre et victoire contre le roi démon Piccolo. En somme, vous affronterez l’armée du Ruban Rouge et ses dirigeants ainsi que plusieurs ennemis connus de la jeunesse de Goku, dont Tao PaiPai, Tenshinan et le fameux ninja imbécile pouvant se décupler. Malheureusement, en partant, il ne s’agit pas de la saga Dragon Ball la plus intéressante. C’est certes la plus humoristique, mais loin d’être la plus prenante puisque la série est réellement intéressante à la suite de la fin du jeu, soit lors de l’arrivée des Saiyens sur la Terre. Le jeu respecte fidèlement les mangas sur lesquels il est basé, mais on n’accroche pas réellement au scénario en raison de son manque de profondeur. Qui plus est, l’histoire évolue à travers des cinématiques narrées, mais statiques, ce qui n’est pas très stimulant. D’autre part, il vous manquera certains éléments afin de bien comprendre l’évolution du scénario, surtout si vous n’avez jamais lu les mangas ou regardé la série animée. Ainsi, la brusque arrivée de Krilin et Bulma dans l’histoire, tout comme le début de la quête de Goku, perdra ceux ne s’étant jamais vraiment intéressés à Dragon Ball. En somme, le scénario plus ou moins intéressant du jeu n’est pas totalement dû aux concepteurs, qui se sont basés sur la saga la moins prenante de la franchise. Néanmoins, ils auraient définitivement pu rehausser sa présentation ainsi que son interactivité afin de le rendre plus intéressant à suivre.
2Le jeu se divise en deux portions. La première, qui représente la majorité de l’aventure solo, est semblable à tout bon jeu de plates-formes 2.5D. En fait, les niveaux de Revenge of King Piccolo sont de type side-scrolling en 2D, mais vous pourrez vous y mouvoir comme dans un jeu 3D. Ainsi, en plus de bouger de gauche à droite, vous aurez l’occasion de marcher en profondeur dans les niveaux. Ceux ayant notamment joué à la version Wii de Klonoa seront donc en terrain familier avec Revenge of King Piccolo. Celui-ci ne réinvente aucunement la roue et propose les éléments les plus élémentaires de ce type de jeux, à savoir que vous affronterez de nombreux ennemis en partant d’un point A afin d’atteindre un point B. En plus d’abattre vos adversaires, vous aurez plusieurs trésors par niveau à récolter, ces derniers étant bien sûr tirés de la série Dragon Ball. Par exemple, vous y trouverez le chapeau de Oolon ainsi que celui de Chi Chi. Dommage que les trésors ne soient pas plus intéressants puisqu’ils ne se résument qu’en de simples icônes et une mince description de chaque objet. En plus de déverrouiller des bonis avec l’argent que l’on amasse en cours d’aventure, j’aurais bien aimé retrouver des trésors plus alléchants à dénicher, ce qui, du même coup, aurait encouragé à explorer chaque niveau de fond en comble.
3Cette portion 2.5D de Revenge of King Piccolo est plutôt divertissante et représente sans aucun doute la dimension la plus stimulante du jeu. Incarner le jeune Goku en frappant ses adversaires et en déployant le fameux Kaméhaméha est amusant et, sans être excellente, cette portion du jeu cadre dans la moyenne des jeux proposant ce style. Malheureusement, elle est également affublée de nombreux problèmes diminuant fortement son intérêt. Ainsi, les coups que l’on porte ne sont pas précis. Certes, il existe une option permettant de cibler un ennemi, mais on n’est pas portés à l’utiliser automatiquement dans le feu de l’action puisqu’on tend davantage à peser frénétiquement sur le bouton A. Attendez-vous à manquer vos adversaires à de nombreuses reprises et à frapper dans le vide dans chaque niveau. De plus, comme je l’ai mentionné dans le paragraphe précédent, chaque niveau ne consiste qu’à partir du point A pour atteindre un point B. Résultat : le jeu est très linéaire et ne varie que très peu de niveau en niveau. On s’est contentés de proposer encore et encore le même style de jeu dans des niveaux différents, amenuisant dès lors notre plaisir à jouer. J’aurais aimé retrouver davantage de variété, notamment par la présence de plus de secrets à découvrir et d’objets à détruire dans chaque niveau. Un peu à l’image de Klonoa, Revenge of King Piccolo a son charme, mais régresse par rapport à de nombreux jeux du même style, l’empêchant par le fait même d’être considéré comme un bon jeu.
4L’autre dimension du jeu, et sans aucun doute la plus ratée, est celle des combats. À certains moments durant votre aventure ainsi que dans le mode Tournament, vous pourrez disputer des combats contre d’autres personnages de la série Dragon Ball, un peu comme dans les jeux de la série Budokai. Or, alors que le système de ces derniers était plutôt bien conçu, celui de Revenge of King Piccolo est tout bonnement manqué. En fait, plutôt que d’intégrer au jeu un bon système de combat, ses concepteurs se sont plutôt contentés de reproduire les mouvements des personnages dans la quête 2.5D…en 3D ! Autrement dit, on frappe encore frénétiquement avec le bouton A dans des décors 3D, accentuant l’imprécision des coups. Pire encore, il n’y a que très peu de techniques par personnage en mode combat, démontrant le manque flagrant de profondeur de ce dernier. On semble avoir inclus ce mode pour faire plaisir aux fans de Dragon Ball, habitués à des affronts épiques entre personnages surhumains, mais force est de constater que cela tombe à plat et n’est pas du tout divertissant. Entre l’imprécision des coups, la caméra tournant sans cesse autour des personnages et la faible quantité de techniques, je doute que vous apprécierez le système offert et, ainsi, vous ne prendrez aucunement plaisir à combattre l’intelligence artificielle ou encore vos amis. Si vous désirez jouer à un jeu de combat tiré de la franchise Dragon Ball, tournez-vous vers Budokai 3 autrement, considérez davantage Revenge of King Piccolo pour son aventure en side-scrolling que pour son système de combat tout simplement raté.
5Les contrôles du jeu se divisent en trois catégories, selon la manette que vous utiliserez. Ainsi, Revenge of King Piccolo ne tire pas profit des capacités de la Wii Remote et de la Nunchuk (sauf en de rares occasions où vous devrez brasser d’un côté à l’autre votre Wii Remote) de sorte que les personnages se contrôlent uniquement par les boutons des manettes. C’est pourquoi les concepteurs ont ajouté le support des manettes Classic Controller et GameCube puisque, comme tout se contrôle avec des boutons, ces deux manettes font le travail si vous êtes un joueur aimant davantage des manettes conventionnelles. On pourrait être déçu que le jeu ne tire pas profit de la détection de mouvements, mais vu le style du jeu, je préfère des contrôles plus « classiques » que confus et tirant profit des capacités de la Wii. Il me semble que bouger les manettes pour effectuer différentes actions avec Goku aurait accentué la confusion déjà présente par le style plus ou moins intuitif du jeu. Le seul mouvement que j’aurais peut-être aimé reproduire aurait été le Kaméhaméha, mais pour le reste, j’appuie la décision des développeurs. À noter que vous pourrez modifier les boutons que vous utiliserez afin de jouer, ce que je vous recommande particulièrement de faire si vous jouez avec votre manette GameCube. Sur cette dernière, A sert à attaquer et B à sauter, ce qui n’est pas très naturel. C’est une bonne chose que les développeurs aient permis de modifier les boutons à notre guise afin d’au moins rendre le jeu un peu plus convivial.
6Graphiquement, rien ne se démarque réellement au sein de Revenge of King Piccolo. On a encore une fois adopté un style cel-shading pour un jeu Dragon Ball, ce qui n’est pas mauvais. Cependant, la modélisation de certains personnages laisse à désirer et j’ai été fort déçu de constater la pauvreté dans les modèles d’ennemis. Vous verrez que vous affronterez encore et encore les mêmes hordes d’adversaires, ce qui devient lassant. Les textures, quant à elles, auraient définitivement pu être plus jolies et les décors manquent cruellement d’interactivité. Comme je l’ai mentionné, il aurait été fort intéressant de pouvoir détruire davantage d’objets et semer plus de chaos que ce qui nous est proposé. Quelques effets spéciaux sont tout de même de bonne qualité, dont ceux produits par les explosions. Par ailleurs, les séquences entre les niveaux sont fort décevantes, étant statiques plutôt qu’animées. En somme, il s’agit d’un jeu plutôt moyen au point de vue visuel, rien n’étant particulièrement relevé.
Côté sonore, le jeu propose quelques pièces musicales de la série animée, incluant le thème japonais que l’on peut entendre lorsqu’on démarre le jeu. Ça colle bien au style proposé, mais c’est loin d’être aussi rythmé et prenant que les pièces musicales de la saga Dragon Ball Z. Plusieurs effets sonores sont aussi tirés de la série animée, dont celui produit par le Kaméhaméha. Globalement, ils sont de bonne qualité, quoique certains (dont ceux des explosions) soient plus ou moins clairs et donc intéressants à entendre. Le principal défaut à ce niveau se situe indéniablement au niveau des voix, plutôt pauvres en version anglaise. Si cela ne vous dérange pas, je vous conseille d’activer l’option des voix japonaises tant plusieurs dans la langue de Shakespeare sont dépourvues d’émotions et sont même irritantes. Je pense notamment à celle de Goku, identique à celle de la série animée, mais très énervante à la longue. Sa voix pré pubère a de quoi écorcher les oreilles, surtout par le biais des inlassables « Ah ! » que l’on entend à chaque fois que l’on porte un coup. La plupart des acteurs ayant personnifié les membres de l’Armée du Ruban Rouge ne sont également pas convaincants, même s’il s’agit des mêmes que la série animée. Plusieurs manquent franchement de conviction, s’étant contentés de répéter leurs textes sans y mettre une quelconque émotion. Ce n’est donc pas mauvais dans l’ensemble, mais la piètre performance de bien des acteurs vient malheureusement gâcher le tableau.
Côté sonore, l’aventure solo n’est pas très longue. Vous terminerez probablement la quête proposée en sept ou huit heures, peut-être dix si vous n’êtes pas un grand joueur. Une fois l’aventure terminée, rien ne nous pousse à y revenir à l’exception des bonis qu’il est possible de récolter et de la possibilité d’améliorer la note que nous donne le jeu à la fin de chaque niveau. Toutefois, comme je l’ai mentionné plus haut, les trésors à découvrir sont assez décevants de sorte qu’on a l’impression que nos efforts ne sont pas bien récompensés. Quelques bonis pouvant être achetés avec l’argent amassé en cours d’aventure sont tout de même intéressants, notamment les personnages supplémentaires et les pièces musicales à débloquer. Il est simplement dommage que les personnages supplémentaires ne puissent être utilisés que dans le mode Tournament qui, faut-il le rappeler, est pauvre et sans saveur, tant seul qu’entre amis.

 

Jouabilité
La dimension jeu de plates-formes 2.5D est divertissante, bien qu’elle soit très répétitive et linéaire. Par contre, le mode de combat est complètement raté, notamment en raison de son manque de profondeur et de l’imprécision des coups portés. Dommage que les trésors à dénicher ne soient pas plus intéressants au fil des niveaux. 12 /20  

Scénario
Difficile d’en vouloir aux développeurs, qui ont centré le jeu autour de la saga la moins intéressante de la série Dragon Ball. Par contre, certains éléments ont été omis et perdront ceux ne s’y étant jamais intéressés. On aurait également pu rehausser l’intérêt à suivre l’histoire autrement que par des scènes statiques. 14 /20  

Qualité graphique
Le jeu manque quelque peu de finition. Les mouvements des personnages sont fluides, mais certains modèles laissent à désirer et plusieurs sont répétitifs au fil des niveaux. Les décors sont plutôt pauvres et peu interactifs en général. Les cinématiques, quant à elles, ne sont que des scènes statiques sans animation, ce qui est décevant. 13 /20  

Qualité sonore
La musique colle bien avec le jeu et est reprise de la série animée. Certains effets sonores sont corrects, mais sans plus. À noter que la version anglophone manque de panache en raison du peu de conviction des acteurs ayant personnifié les personnages. La voix de Goku est particulièrement irritante. Par chance, il est possible de sélectionner les voix japonaises. 14 /20  

Durée de vie
La plupart des joueurs termineront le jeu en sept ou huit heures. Les trésors à découvrir sont malheureusement peu intéressants. Certains seront tout de même tentés par les bonis à acheter à l’aide de l’argent qu’on amasse au fil de notre quête. Le mode de combat proposé est totalement inintéressant, reléguant Revenge of King Piccolo à un jeu de plates-formes moyen en solo. 10 /20  

 

Dragon Ball : Revenge of King Piccolo n’est pas un mauvais jeu, mais il ne peut définitivement pas être considéré comme étant un bon jeu. Si les développeurs s’étaient contentés de produire un jeu de type side-scrolling avec un ensemble de niveaux tels que proposés au sein du jeu, Revenge of King Piccolo aurait alors été un jeu moyen. Malheureusement, non seulement n’a-t-on pas poussé la recette plus loin que la base, mais on a également inclus un mode de combat dépourvu de profondeur et fort problématique. Si vous êtes un grand fan des aventures de Goku, je vous conseille une location puisque vous aurez probablement fait le tour de la quête offerte en sept ou huit heures. Autrement, vous pouvez passer votre chemin et vous procurer d’autres jeux en side-scrolling bien meilleurs (dont Klonoa et le tout nouveau New Super Mario Bros. Wii), Revenge of King Piccolo n’ayant malheureusement pas prouvé que l’on peut concevoir un bon jeu uniquement basé sur l’enfance et le début de l’adolescence de Goku.

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Daniel Carosella

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