Elven Legacy
Elven Legacy
ParChristophe Maire
Genre : Stratégie par tour
Créé le : 10 mai 2009
Dernière modification : 11 mai 2009
Site web : Elven Legacy
Éditeur : Paradox Interactive
Développeur : 1C:Ino-Co
Sortie en magasin : Avril 2009
Config requise : DirectX 9.0c
3 Go de Disque dur
Processeur : Pentium 4 @ 1.5 GHz/AMD 2000+
RAM : 512 Mo
Carte vidéo : 128 Mo (nVidia GeForce FX 5700/ATI Radeon 9600)
 
Images | Critiques des lecteurs
 
Parfois un jeu sort avec tambours et trompettes et est destiné au plus grand nombre alors qu’en même temps certains autres passent complètement inaperçu au moment de sa sortie, parce que développé par un plus petit studio et surtout destiné à une communauté beaucoup plus réduite. C’est le cas pour Elven Legacy qui, disons-le tout de suite, n’est pas vraiment un jeu de stratégie par tour facile d’accès. Il faut avoir une bonne base pour pouvoir le prendre en main, l’apprécier et surtout le vaincre !

 

1Que faut-il pour un bon jeu de stratégie par tour : un décor attrayant découpé en hexagone que l’on transforme en champ de bataille pour des armées distinctes que l’on gère après avoir s’être posé un grand nombre de questions métaphysiques. Le problème dans les bons jeux de ce type est qu’une mauvaise réponse à une de ces questions peut faire la différence entre une glorieuse victoire ou une cuisante défaite. Et vu les immenses possibilités du jeu programmé par la compagnie de développement russe 1C:Ino-Co et distribué par Paradox Interactive, un novice risque de manger la poussière rapidement. Si les attaques systématiques et non préparées peuvent vous permettre de vous frayer un chemin dans les toutes premières missions de la campagne, il va vous falloir comprendre les points forts et les points faibles de vos unités rapidement, car votre adversaire, lui, ne vous donnera pas beaucoup de répits ensuite !
2L’histoire est assez simple : vous êtes Lord Sagittel, supposé être un émissaire pacifique envoyé par Lady Teya, la reine des Elfs, afin de trouver des indices sur la destinée de vos semblables dans le monde. Le problème est que Sagittel est finalement beaucoup moins pacifique qu’il ne le devrait et qu’au lieu de tendre l’autre joue lorsqu’un orc, un humain ou un nain l’attaque, il a tendance à s’énerver et utiliser son arc ou son épée pour se défendre. Ce qui fait que durant les 18 missions que peuvent durer la campagne, vous allez beaucoup plus faire la guerre que la paix ! Mais comme disaient les romains, qui n’étaient pas les derniers pour la rigolade : Si vis pacem, para bellum (si tu veux la paix, prépare-toi à la guerre). C’est ainsi que tout au long de vos aventures, vous réussirez à débloquer des nouvelles troupes, parce que vos ennemis veulent vraiment énormément la paix et ont préparé la guerre !
3Chaque mission se déroule toujours de la même manière : vous avez vos troupes composées par Lord Sagittel, mais aussi d’autres héros, des lanciers, des archers, des troupes à cheval, des dragons. L’argent étant dans ce jeu comme dans la vie, le nerf de la guerre, vous pouvez vous acheter de nouvelles unités pour déployer directement au début de la partie ou en garder pour ensuite si jamais une troupe venait à mourir au combat. Une fois votre armée choisie, vous pouvez, si vous en avez trouvés dans les missions précédentes, affecter à vos troupes des artéfacts qui modifieront certaines de leurs statistiques. Évidemment, affecter un artefact qui améliore la portée des flèches à un groupe de lancier est une erreur qu’on doit apprendre à ne pas faire trop souvent. On peut aussi, si on ne l’a pas fait au cours de la mission qu’on vient de terminer, faire évoluer nos troupes. En effet, comme dans un jeu de rôles, chaque combat que font les troupes permet d’accumuler de l’expérience et ainsi, ces dernières vont gagner des niveaux. A chaque niveau franchi, vous avez le choix entre trois améliorations différentes. Ainsi vous pouvez améliorer l’armure de un, faire que si votre troupe est sur une case de forêt elle est plus forte en attaque et plus résistante à celles de vos ennemis, ou encore vous pouvez apprendre à vos magiciens une attaque plus puissante.
4Une fois toutes ces décisions prises, vous devez mettre vos troupes sur les beaux hexagones de départ de la mission afin de partir résoudre les énigmes et affronter les nombreux ennemis qui sont sur la carte et vont tout faire pour vous empêcher de finir votre quête. Un tour normal de jeu se décompose en la gestion de chacune de vos unités qui a toujours la possibilité de faire 2 choses par tour : se déplacer et attaquer ou l’inverse. Cela peut sembler très facile comme choix, mais l’ordre dans lequel vous décidez de faire ces actes est très important. En effet, parfois courir après un ennemi puis l’attaquer va faire que votre troupe peut finir son tour sans aucune protection et devenir une cible de choix pour votre adversaire. Il faut savoir qu’évidemment un dragon peut se déplacer sur un plus grand nombre de cases qu’une troupe à cheval qui elle-même peut aller plus loin qu’une troupe à pied. De plus si les archers ou les magiciens peuvent attaquer de loin, ils sont beaucoup moins résistants quand ils doivent se défendre contre des troupes terrestres. Et puis évidemment, votre héros doit, lui, toujours rester en vie sinon la mission est un échec. Donc là on pourrait penser qu’une stratégie de tortue qui avance doucement avec les archers au centre et les troupes terrestres devant permet de gagner à tous les coups.
5Bien pensé, mais deux choses viennent malheureusement mettre du sable dans l’engrenage. D’abord, une troupe attaquée qui subit un revers cuisant a tendance à s’échapper et donc quitter l’hexagone dans lequel elle était, ouvrant ainsi une belle route vers vos troupes plus vulnérables. Et puis au début de la mission on vous donne aussi un nombre de tours qui vous permet de gagner de façon optimale. Donc pour ouvrir les missions secondaires ou recevoir des objets en bonus, vous ne pouvez pas vous permettre de contourner un camp ennemi ou de faire un grand détour pour en attaquer un autre qui n’a rien à voir avec l’action. Donc il faut trouver un équilibre entre la volonté d’aller vite et l’instinct de tuer tout le monde. Et puis, comme expliqué auparavant, l’argent vous permet de remplacer les troupes tombées au combat, d’en acheter des plus puissantes ou dont le style vous convient mieux, et cet argent vient des villages que vous pouvez piller. Mais bien sûr, comme dans la vraie vie, une troupe à l’intérieur d’une ville est plus protégée qu’à l’extérieur et vous devrez peser le pour et le contre d’avoir à monopoliser plusieurs troupes pour le siège. Les plus énervés auront recours à la magie qui est souvent très forte, mais comme le nombre de fois que vous pouvez utiliser un sort est prédéfini par le niveau de la troupe, il est souvent bon de garder cette puissance de feu pour les derniers moments de la mission.
6Techniquement parlant, même si j’ai bien aimé l’aspect visuel global du jeu, je ne peux passer sous silence quelques problèmes mineurs qui, mis bout à bout, viennent vraiment baisser le niveau général de ce jeu. En effet, lors des attaques entre troupes, le jeu fait souvent des gros plans qui, malheureusement, ne tiennent pas compte de l’environnement. Cela donne une caméra qui se place derrière des arbres pendant qu’une horde de cavaliers attaque des orcs ou encore des archers qui tirent sans problème « à travers » une montagne pour atteindre les troupes qui sont derrière. Disons que ce genre de problème arrive au moins une fois tous les deux ou trois tours. Ce qui, vu la longueur de certaines missions, fait vraiment beaucoup trop ! Au niveau sonore, un gros bug fait que soit le jeu des acteurs est mauvais soit on a des dialogues en russe, ce qui fait que je m’en suis passé très rapidement !

 

Jouabilité
La gestion des troupes devient un peu plus approximative dès lorsque les dragons viennent agrémenter vos armées. La gestion de la troisième dimension est difficile. 14 /20  

Scénario
Rien de bien nouveau là-dedans, mais les missions s’enchaînent tout de même de façon logique et fluide. 14 /20  

Qualité graphique
Sans les petits bugs récurrents d’affichage, cette note aurait pu être facilement meilleure. 15 /20  

Qualité sonore
Le jeu des acteurs est soit mauvais soit en russe. Les sons et la musique ne sont pas extraordinaires, mais loin d’être mauvais non plus. 11 /20  

Durée de vie
La campagne contient 18 missions, on peut prendre 2 chemins pour la finir (un bug fait que les deux cinématiques de fin jouent l’une après l’autre semble-t-il) et le besoin de finir chaque mission dans un nombre de tour limité peuvent aider à la durée de vie de ce titre. 15 /20  

 

En conclusion, je dirais que ce jeu s’adresse vraiment à des gens qui aiment les jeux de guerre par tour et qui ont envie de jouer avec des orcs, elfs ou des nains plutôt que des chars d’assaut, grenadiers, artilleurs et autres bombardiers volants. Ces gens-là sont souvent capables de jouer avec des titres dont les graphismes sont rudimentaires et qui vont donc être capables de passer par-dessus les bugs d’affichage qu’on peut rencontrer au cours des missions. Ce n’est définitivement pas un jeu qui révolutionne le genre, mais dans son style, il reste tout de même un titre intéressant à découvrir pour ceux qui savent déjà comment jouer par tour.

78 %
 
Christophe Maire

Ordre : 

 

Login:   Mot de passe:    


58469395 HardGamers depuis le 22 février 2000 - Webmaster : Frédéric Gignac [ Mercador ]
HardGamers est une propriété de HG Multimédia Inc. Hébergement web par Likuid Communication © 2000-2010 HardGamers
Toute reproduction interdite sans l'autorisation écrite du webmaster