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Mirror’s Edge |
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Innover dans un genre, voilà un pari risqué de nos jours dans l’industrie du jeu vidéo. Certains titres parviennent à se démarquer et à connaître un succès commercial respectable, mais dans la plupart des cas, les jeux innovateurs ne réussissent pas à atteindre un aussi grand public que les jeux « traditionnels ». Or, cela n’a toutefois pas stoppé Digital Illusions qui, après avoir conquis des millions de joueurs avec la série Battlefield, nous plonge dans un univers hors du commun avec Mirror’s Edge. Malgré une innovation fort intéressante, Mirror’s Edge ne parviendra tout de même pas à combler les attentes de milliers de joueurs ayant une soif de nouveauté tant à certaines reprises, le nouveau-né de Digital Illusions semble davantage être un démo technique pavant la voie d’un jeu en bonne et dûe forme plutôt qu’un jeu vidéo à proprement dit.
 Vous incarnez Faith, une Runner dans une ville fictive étant sous l’emprise d’un gouvernement tyrannique et corrompu. Au sein de cette cité, les forces de l’ordre ne sont pas dignes de confiance et les dirigeants sont facilement achetés par des pots de vin. Les Runners, un groupe de rebelles, tentent de déstabiliser cet ordre politique en défiant les lois grâce à leurs habiletés acrobatiques. En effet, en tant que Faith, vous aurez plus souvent qu’autrement à courir et à bondir de mur en mur afin d’échapper à la police ainsi qu’à ceux qui désirent par-dessus tout mettre fin à vos activités. Bien que ce contexte soit intéressant, l’évolution du scénario de Mirror’s Edge fait en sorte que l’histoire prend rapidement une tournure plutôt banale. D’un conflit politique, on transige vite vers un conflit personnel dans lequel Faith désire venger sa sœur, injustement inculpée d’un meurtre. Certes, le scénario contient quelques rebondissements et la seconde partie du jeu trace la voie vers le second volet de la série, mais dans l’ensemble, ce n’est pas aussi approfondi et intéressant que cela aurait pu l’être, d’autant plus que les personnages principaux sont plus ou moins attachants.
 Si vous pensez que Mirror’s Edge est un jeu de tir à la première personne, détrompez-vous tout de suite. En fait, il s’agit davantage d’un jeu d’action à la première personne que d’un jeu de tir. Certes, vous pourrez prendre les armes des ennemis que vous aurez neutralisés afin de les utiliser, mais jamais vous ne serez encouragé à user de cette tactique. En effet, le jeu vous poussera davantage à éliminer vos adversaires en vous faufilant et en exécutant différents mouvements de combat, dont des coups de pieds dans les airs ainsi que des coups de pieds administrés suite à une glissade. On vous recommandera également de désarmer vos adversaires plutôt que de les fusiller, les techniques alternatives à l’assaut étant privilégiées au sein de Mirror’s Edge. D’ailleurs, vous remarquerez très rapidement que l’utilisation d’armes est restreinte au strict minimum dans Mirror’s Edge et que vous pourrez terminer le jeu sans tirer un seul coup de feu. Les munitions sont en effet très limitées de sorte que vous ne pourrez jamais récupérer de munitions d’armes traînant sur le sol. Une fois une arme récupérée, si vous désirez la garder et l’utiliser, vous n’aurez que les munitions y étant insérées. Une fois celles-ci épuisées, votre arme ne vous servira plus à rien et vous devrez vous en départir. Voyez donc que Digital Illusions n’a aucunement voulu concevoir un jeu de tir à la première personne avec Mirror’s Edge, mais plutôt un jeu où l’on encourage à utiliser les techniques de Faith afin de parvenir à ses fins.
 J’ai mentionné que Mirror’s Edge s’apparente davantage à un jeu d’action qu’à un jeu de tir à la première personne. C’est vrai, mais plus concrètement, Mirror’s Edge est un jeu à la troisième personne que l’on a conçu à la première dimension, d’où l’innovation apporté par Digital Illusions à travers son nouveau bébé. La grande partie du temps que vous consacrerez à Mirror’s Edge, vous le passerez à sauter de mur en mur, à courir et à franchir des obstacles afin, bien souvent, d’échapper aux forces de l’ordre. Parfois, on a carrément l’impression de jouer à un jeu de plates-formes à la première personne et c’est précisément là que réside toute l’innovation et la beauté de Mirror’s Edge. Il faut s’adapter à un nouveau style de jeu et exécuter des actions à la première personne alors que l’on est habitués de reproduire ces dernières dans des jeux à la troisième personne. Le résultat final est aussi intéressant que saisissant puisque Digital Illusions a réussi à recréer l’impression de contrôle d’une personne réelle. Tout au long du jeu, on a véritablement la sensation d’incarner Faith en étant le témoin privilégié ainsi que l’auteur de ses mouvements. Vous serez sans aucun doute surpris par le réalisme transmis à travers le jeu et visible alors que l’écran bouge de bas en haut lorsque Faith courre ou encore lorsqu’il faut manuellement bouger son angle de vue d’un mur à l’autre à l’aide de boutons lorsqu’on effectue des sauts entre des structures. Digital Illusions a donc réussi à créer un jeu unique en son genre nous donnant une nouvelle perspective fort intéressante sur les jeux d’action.
 La question est maintenant de savoir si cette innovation fonctionne. En effet, un studio peut très bien innover dans un genre, encore faut-il que l’exécution de cette innovation soit au point. Heureusement, dans le cas de Mirror’s Edge, cela s’avère concluant puisque non seulement la sensation de réalisme est-elle surprenante, mais les contrôles offerts répondent plutôt bien. Grâce à un didacticiel somme toute bien conçu, vous apprendrez comment sauter de mur en mur, vous accrocher à des fils pour glisser sur de longues distances, rouler lorsque vous atterrirez sur le sol après un grand saut, glisser sous des objets et bien plus encore à l’aide de seulement quatre boutons. Effectivement, toutes les actions de Mirror’s Edge s’effectuent à l’aide de quatre boutons, bien que cela ne signifie pas qu’elles soient toutes faciles à exécuter. Comme il s’agit d’un jeu unique en son genre, il faut s’adapter à une nouvelle façon de jouer et apprivoiser ces contrôles peu conventionnels. Gare aux impatients donc, Mirror’s Edge pourrait bien vous faire grincer des dents puisque le jeu nous force à apprendre une nouvelle façon de contrôler un personnage. En somme, ces contrôles fonctionnent bien si ce n’est que le bouton pour le saut fait défaut au sein du jeu puisqu’il ne répond pas toujours bien. Pour une raison que j’ignore, je ne suis pas parvenu à sauter et à aller là où je le voulais à certaines reprises durant mon aventure. Comme le jeu nous garde en haleine en raison des poursuites policières dont on fait l’objet et de la rapidité d’exécution des mouvements que l’on doit effectuer, disons que rater un saut en raison d’une mauvaise réponse d’un bouton peut être très frustrant.
 Un aspect que j’ai particulièrement aimé au sein de Mirror’s Edge et qui joint le sentiment de réalisme décrit un peu plus haut est la réelle impression que nous sommes poursuivis et que nous devons sans cesse nous enfuir. Digital Illusions a créé une ambiance à la fois rythmée et stressante dans laquelle nous sommes plongés tout au long de l’aventure. Par la respiration très rapide de Faith lorsqu’elle coure, la rapidité du jeu et les différents effets à l’écran (dont des effets de brouillard visibles lorsqu’on courre à très grande vitesse), on a un sentiment constant d’urgence qui fait grimper notre taux d’adrénaline. À plusieurs reprises ai-je été surpris de voir mon rythme cardiaque s’accélérer tout simplement parce que j’étais plongé dans l’ambiance frénétique et stressante de Mirror’s Edge. Courir à toute vitesse en ayant l’impression constante d’être poursuivi, ne pas s’arrêter devant une porte et défoncer cette dernière à l’aide d’un bon coup de pied pour ne pas perdre de temps et sauter de plate-forme en plate-forme en ne désirant jamais prendre de pause sous peine d’être fusillé ou encore tué, cela crée un sentiment d’urgence et de panique extrêmement divertissant ajoutant à la beauté et au charme de Mirror’s Edge.
 Cependant, malgré un charme indéniable, Mirror’s Edge n’est pas un jeu renversant, et ce pour plusieurs raisons. Certes, il s’agit d’un titre innovateur, mais les idées forgeant cette innovation n’ont pas été poussées assez loin pour produire un jeu incontournable. Cela se voit notamment à travers la liberté plutôt limitée proposée. En fait, malgré des apparences de grandeur, Mirror’s Edge n’est pas un jeu offrant toute la lattitude espérée. Plus souvent qu’autrement, les chemins sont indiqués par défaut et lorsqu’il est possible de compléter un segment de plus d’une façon, c’est généralement dans des endroits aux limites définies ne servant qu’à affronter des adversaires de diverses façons. C’est fort dommage puisque j’aurais bien aimé avoir droit à une liberté complète me permettant de grimper sur toute structure, de piéger l’ennemi ou encore de lui faire perdre ma trace en sautant et en courant de structure en structure au lieu de me buter sans cesse à des portes fermées ou encore à des clôtures avec du fil barbelé impossibles à franchir. C’est d’autant plus dommage de constater que ces niveaux limités sont bien souvent vides. En fait, à l’exception des moments où vous serez pourchassé par vos adversaires, vous ne verrez pas âme qui vive et très peu d’éléments bougeant à l’écran, donnant parfois l’impression que l’on est dans une ville fantôme où seule Faith et ses assaillants respirent.
Là où Mirror’s Edge risque de perdre certains joueurs est dans la façon de compléter les niveaux. Certes, le jeu propose une bonne dose d’action et des contrôles répondant bien, mais vous verrez que le jeu se résume souvent en des séquences d’essais et erreurs pouvant lasser à la longue. Cela est notamment dû au fait qu’il est difficile de savoir avec quoi et comment on peut interagir. Il n’est pas toujours facile de savoir que l’on peut grimper sur tel type de mur, qu’il faut effectuer trois sauts pour atteindre une plate-forme, qu’on ne peut sauter de telle structure sans se briser les os et donc mourir, etc. Attendez-vous à mourir à plusieurs occasions tout simplement parce que vous ne parviendrez pas à voir comment franchir certains obstacles du premier coup, ce qui risque d’en fatiguer plusieurs, surtout les moins patients. Oh, à noter que l’intelligence artificielle risque aussi de faire grincer des dents plusieurs joueurs non pas en raison de son calibre plutôt élevé, mais bien parce qu’elle est d’une stupidité alarmante. Les ennemis n’usent d’aucune tactique et vous fonceront bêtement dessus sans manifester la moindre parcelle d’intelligence. De plus, il arrivera qu’un policier vous voit puis qu’il oublie jusqu’à votre existence dès que vous tournerez un coin de mur. Lorsque je vous disais que Digital Illusions a concentré ses efforts dans l’innovation apportée par la nouvelle façon de jouer de Mirror’s Edge, vous pouvez très bien concrétiser cela en voyant à quel point le studio n’a pas inclus dans son jeu une intelligence artificielle respectant à tout le moins celle des joueurs.
Graphiquement, on pourrait résumer Mirror’s Edge en trois mots : bleu, rouge et blanc. En effet, ce sont les trois couleurs que vous verrez en permanence dans le jeu au point où ça en devient désagréable dans la dernière portion de ce dernier. Ce n’est pas que Mirror’s Edge soit laid, mais l’omniprésence de ces couleurs le rend beaucoup moins exquis qu’il aurait pu l’être. Regarder des bâtiments en blanc, des éléments avec lesquels on peut interagir en rouge et des points d’intérêt en bleu, ça devient quelque peu lassant à voir tout au long du jeu, spécialement à l’intérieur des bâtiments où l’abondance de ces couleurs en devient irritante. Vous remarquerez également que les personnages secondaires que vous verrez, c’est-à-dire vos ennemis, seront modelés de façon plutôt grossière et que leurs mouvements ne seront pas toujours fluides. Cela s’ajoute à des cinématiques conçues dans un cel-shading de qualité plutôt douteuse dans lesquelles Faith et ses acolytes apparaissent avec peu de détails. Question de goût, mais personnellement, je n’ai pas vraiment apprécié ces séquences animées de qualité très moyenne. Heureusement, tout n’est pas mauvais au niveau visuel dans Mirror’s Edge. Certes, le blanc, rouge et bleu sont beaucoup trop présents, mais les textures des bâtiments et des structures sont de très bonne qualité. De plus, le modèle des mains de Faith est d’un réalisme saisissant, tout comme son reflet que vous pourrez apercevoir à quelques reprises durant votre aventure. Le jeu ne s’en tire donc pas trop mal, mais aurait définitivement pu être plus léché qu’il ne l’est.
Côté sonore, Mirror’s Edge ne contient pas une pléthore de pièces musicales, mais lorsque la musique est présente, elle colle merveilleusement bien avec le style du jeu. Ainsi, les séquences où votre adrénaline montera en flèche en raison des poursuites policières dont vous ferez l’objet seront accompagnées par des pièces musicales très rythmées qui accentueront le sentiment de proie que vous ressentirez. Au niveau des voix, les acteurs campant les différents personnages du jeu ont effectué un excellent travail dans l’ensemble de sorte que l’on sent leur anxiété, leur peur ou leur colère à travers leurs voix lors des différentes situations auxquelles Faith devra faire face. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé les bruits provoqués par Faith et accentuant le sentiment que l’on a d’incarner un personnage à la première personne dans un jeu vidéo. Vous l’entendrez ainsi haleter de plus en plus rapidement selon la durée d’une course et vous percevrez également ses bruits de pas et de vêtements foulant le sol qui ont été reproduits avec un très grand souci au sein du jeu. Un titre se démarquant fort bien au niveau de son ambiance sonore, ce qui vous permettra de vous plonger davantage dans la peau de la jeune Faith !
La durée de vie du jeu est probablement son point le plus faible faisant en sorte que ce dernier est beaucoup plus recommandable en location qu’en achat. En fait, Mirror’s Edge peut aisément se compléter en cinq, peut-être sept heures tout au plus. Est-ce court ? Oui, tout à fait, d’autant plus que rien ne nous pousse à vouloir recommencer la campagne solo une fois celle-ci terminée. Certes, vous pourrez toujours redémarrer une partie à un niveau de difficulté supérieur, mais pour le joueur moyen, une seule traversée à travers Mirror’s Edge sera suffisante pour apprécier ce dernier. Le seul élément poussant à vouloir recommencer la campagne solo est la présence de paquets dissimulés dans chaque niveau. Néanmoins, sauf pour obtenir des Succès, la récolte de ces paquets s’avère être inutile. À noter que pour ceux qui plongeront avec grand intérêt dans Mirror’s Edge, un mode de courses à obstacles est offert et s’avère être intéressant puisqu’il tire profit des innovations de Mirror’s Edge en vous permettant de compléter des parcours le plus vite possible sans le stress des poursuites de la campagne solo. Cependant, en quelques heures au maximum, vous aurez complété ces courses et rangerez probablement Mirror’s Edge sur votre tablette sans y retoucher avant que Digital Illusions n’offre du nouveau contenu téléchargeable.
Jouabilité
| Superbe ambiance créée par Digital Illusions nous donnant réellement limpression dincarner un personnage acrobatique dans une ville. Bien quil faille un certain temps dadaptation, cette nouvelle façon de jouer est à la fois rafraîchissante et pousse le jeu daction vers une nouvelle dimension fort intéressante. Quelques problèmes sont toutefois présents avec le bouton de saut. À noter que Mirrors Edge ne sadresse pas à ceux recherchant un jeu de tir à la première personne, le jeu limitant grandement ces séquences. Dommage que la liberté du jeu ne soit quillusoire, que lintelligence artificielle soit aussi médiocre et que plusieurs segments se transforment en jeu dessais et erreurs. |
14 /20 |
Scénario
| Prometteur, mais décevant en bout de ligne. Le jeu tourne rapidement autour du thème de la vendetta en ne laissant quune mince place à quelques rebondissements en fin daventure. |
13 /20 |
Qualité graphique
| Omniprésence des couleurs rouge, blanc et bleu qui rendront malades certains joueurs. Dommage puisque cela rend lintérieur des bâtiments plutôt fade. Modèles de personnages secondaires et cinématiques plutôt pauvres. Tout de même, le modèle de Faith est superbe, tout comme les textures des structures qui sont de très bonne qualité. |
15 /20 |
Qualité sonore
| Acteurs personnifiant fort bien chaque personnage du jeu. Les différents bruits émis par Faith sont fort réalistes et ajoutent à limpression que nous venons dêtre plongés dans la peau de cette jeune femme. Pièces musicales nétant pas très nombreuses, mais collant bien avec le style du jeu. |
17 /20 |
Durée de vie
| Cinq, sept heures tout au plus pour terminer la campagne solo, ce qui est très peu. Des courses à obstacles sont offertes pour ceux qui aimeront le style de Mirrors Edge, bien quelles najoutent que quelques heures de plaisir, tout au plus. En somme, le jeu est davantage recommandable en tant que location puisque, sauf pour obtenir des Succès, vous ne trouverez que très peu de raisons de revenir vers Mirrors Edge une fois la campagne solo et les courses à obstacles terminées. |
10 /20 |
Mirror’s Edge vaut-il la peine que vous investissiez quelques heures de votre vie afin de vous y attarder ? Tout à fait. Le jeu mérite-t-il un achat qui allègera votre portefeuilles de quelque soixante dollars ? Non, pas vraiment. Certes, le jeu est fort intéressant, propose une nouvelle façon de jouer captivante et crée l’impression de contrôler un personnage comme peu de jeux ont su le faire par le passé. Cependant, avec une liberté limitée, une pauvre intelligence artificielle, l’omniprésence de trois couleurs qui rendra fou un daltonien et une durée de vie se chiffrant à quelques heures, Mirror’s Edge semble davantage être un démo technique qu’un jeu terminé. On semble avoir conçu, chez Digital Illusions, un jeu pavant la voie aux titres qui succéderont à Mirror’s Edge, question de tâter le terrain et de voir si cette nouvelle façon d’aborder un jeu vidéo saura plaire à l’auditoire. Au niveau du plaisir, Mirror’s Edge est un succès et saura capter l’attention de nombreux joueurs, mais au niveau de l’exécution, le jeu contient plusieurs failles qu’il faudra que Digital Illusions parvienne à corriger sans quoi, ce qui s’annonçait pour être une excellente franchise pourrait bien ne s’avérer qu’une série de jeux corrects, sans plus.
80 % Daniel Carosella
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