J’avais réussi à obtenir une clé pour le bêta test du très attendu Battlefield: Bad Company. Je dois avouer avoir été quelque peu déçu et que le changement de registre ne m’avait pas vraiment impressionné. Heureusement, la version finale me donne complètement tort et le mauvais goût laissé dans la bouche par la version précédente est complètement disparu. Critique d’un classique en devenir.
L’un des éléments les plus importants et qui changent drastiquement la façon de jouer demeure assurément l’environnement destructible. En effet, fini le temps où l’on pouvait se cacher d’un tank derrière une simple clôture en bois. Pratiquement tous les éléments peuvent maintenant être anéantis, à l’exception de certaines façades d’immeubles et planchers. Les arbres tombent lorsque frappés par un véhicule lourd et les murs d’immeuble croulent sous le feu nourri de l’artillerie. Un point de contrôle peut facilement être anéanti en quelques minutes et laissez-moi vous dire que le spectacle peut s’avérer impressionnant. Il mest arrivé en quelques occasions de m’arrêter sur une colline pour tout simplement regarder au loin une pluie de mortiers et de tirs de chars s’abattre sur un bâtiment. Le moteur physique gérant l’ensemble est vraiment impressionnant et réussit à générer des réactions très réalistes.
Pour ce qui est du reste, sachez que comme tout jeu de la série Battlefield qui se respecte, une multitude de médailles et de décorations sont collectionnables. La chasse aux récompenses est donc toujours aussi passionnante. Chaque grade gagné sur le champ d’honneur donne de précieux crédits servant à débloquer des armes et gadgets. Le balancement des armes est excellent et après quelques grades, notre équipement devient décent et compétitif, à condition de faire les bons choix. À noter que la version Gold donne dès le départ accès à une arme additionnelle par classe de soldat. Ces mêmes armes sont tout de même accessibles pour les autres une fois le niveau 25 atteint.
Lors de ma participation au Beta test plus tôt cette année, ma plus grande déception était assurément la qualité visuelle du jeu. Le champ de vision était mauvais, les textures baveuses et imprécises, bref, rien de bien encourageant. Je dois ici dire que je jouais sur un téléviseur ordinaire et que mon saut vers la haute définition à été providentiel. En effet, malgré un environnement relativement dénudé, l’ensemble est bien réalisé, avec des modélisations et animations de qualités. Les effets d’explosions sont impressionnants, d’autant plus qu’elles ne causent aucun ralentissement.
La chose qui risque le plus de diviser l’opinion des joueurs demeure la traduction française. Pour bien situer le niveau de langage et la qualité de celui-ci, je compare Battlefield: Bad Company au film Full Metal Jacket. La ressemblance est tellement frappante que j’ai l’impression que c’est volontaire et fait en pleine connaissance de cause. Cette traduction colle à merveille à l’univers et renforce encore plus l’ambiance qui s’en dégage. Les personnages stéréotypés au maximum, deviennent des coups crédibles et attachants. Avoir choisi une traduction plus traditionnelle aurait, selon moi, gâché le résultat.
Jouabilité
Scénario
Qualité graphique
Qualité sonore
Durée de vie
Dice est devenu un maître dans le développement de jeux en ligne. Il suffit de voir la finition, les petits détails, les à-côtés de ce nouveau Battlefield pour réaliser à quel point ce studio a acquis une expertise incroyable. La jouabilité est huilée à la perfection, le fun est immédiat et la réalisation est sans faille. En bonus, une campagne solo qui malgré ses gros défauts, a le mérite de sortir des chantiers battus et offre quelques heures d’amusement supplémentaires. Assurément un prétendant au titre de jeu de l’année 2008.90 %
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