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Haze |
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Free Radical, sans pondre des merveilles, est tout de même le studio derrière un des FPS les plus intéressants produit sur les consoles de la précédente génération. Bien décidés à poursuivre dans la même veine, ils avaient décidé de faire encore mieux en proposant Haze. Il restait à savoir si le développement hasardeux n’a pas eu raison de l’intérêt de ce jeu prometteur.
 Mantel est une méga-corporation bien adaptée à la civilisation du IIIe millénaire. Elle offre notamment un service de mercenaires destiné à destituer les oppresseurs afin de protéger la veuve et l’orphelin. Vous incarnez le rôle de Carpenter, envoyé sur le front pour détruire ce qui semble être une organisation terroriste qui opprimerait la population. Aidé du Nectar, sorte de drogue augmentant les capacités, vous êtes décidés à tout. Cependant, peu à peu, suite à un mauvais fonctionnement du distributeur de Nectar, vous aller vous apercevoir que tout n’est pas aussi rose qu’on veut le laisser croire. Après un accident, vous allez même vous retrouver du côté des membres du soi-disant groupe terroriste.
 On ne peut vraiment pas dire que l’histoire soit transcendante. Remplie de clichés, très simplette avec un certain manichéisme trop prononcé, elle se perd dans de fausses bonnes idées et autres surprises bien trop prévisibles. À la base, la présence du Nectar aurait pu donner quelque chose de plus intéressant, mais il est clair que celui-ci devient l’objet d’une lutte dont l’issue se devine à peine après une heure de jeu. Pourtant, tout n’est pas à jeter. Ainsi, quand Carpenter commence à avoir des troubles avec son distributeur de Nectar, la visualisation de la réalité qui n’est alors plus masquée est extrêmement intéressante : on sent vraiment le sevrage de drogue, avec l’utilisation de teintes grises et une exagération de la violence visuelle comme pour équilibrer avec l’aseptisation provoquée par le nectar.
 Haze se divise en deux phases. Dans un premier temps, vous travaillez pour Mantel. Vous avez accès à un armement sophistiqué et, bien entendu, au nectar. En effet, si celui-ci coule toujours dans votre système nerveux, vous pouvez vous injecter des doses supplémentaires afin d’améliorer vos capacités. Ainsi, vous pourrez alors repérer plus facilement les ennemis embusqués, courir plus vite ou encore viser de très loin avec peu de difficulté. Vous travaillez toujours avec un escadron de deux ou trois autres soldats Mantel. Si jamais ils meurent, ils seront remplacés par d’autres au fur et à mesure que vous avancerez, que ce soit dans la jungle ou dans des environnements plus urbains. Vous êtes quasiment surpuissant par rapport à l’adversaire, ce qui conduit souvent à des boucheries relativement faciles.
 Après, vous allez rejoindre la guérilla. Dans ce cas, vous pourrez dire adieu à votre équipement sophistiqué. Il faudra compter sur vos capacités pour le corps à corps, savoir avancer de façon plus posée, en nhésitant pas à se cacher. Vu que le nectar ne vous est plus offert, vous aurez à déjouer les ennemis qui eux en ont l’usage. Vous pourrez ainsi faire le mort (les drogués du nectar ne voyant pas la mort, ils ne voient pas les victimes à terre) pour mieux les surprendre ou encore utiliser une grenade connectée à une dose de nectar. Cela conduira à un surdosage pour les soldats Mantel qui ne seront plus capables de distinguer coéquipiers et rebels. La ruse sera donc un atout nécessaire, d’autant plus que mourir s’avère plus fréquent, malgré le fait que vous soyez accompagné de quelques guérilleros qui ont vite tendance à tomber à terre.
 Il faut dire que l’intelligence artificielle est assez indigne d’une Playstation 3. Coéquipiers et adversaires ne sont pas vraiment des foudres de guerre et il n’est pas rare qu’ils oublient de se protéger lorsque le feu ennemi se montre très fourni. C’est une des raisons qui fait que la première phase ressemble à une boucherie tandis que la deuxième se montre difficile, surtout par la puissance de feu des soldats Mantel plus que par l’intelligence dont ils ne font pas preuve. Cela pourrait être compensé par l’aménagement des différents niveaux qui composent Haze, mais, malheureusement, le jeu s’avère être une succession de couloirs ; que ce soit dans la jungle ou dans les bâtiments, vous n’aurez pas 36 000 façons de contourner un problème, ce qui s’avère dommage. On ne parlera pas de l’armement, très peu varié et datant d’une tout autre époque : vous vous retrouverez toujours à utiliser votre fusil mitrailleur initial.
 La grand linéarité du jeu aura tendance à réduire sa durée de vie puisqu’il ne vous faudra guère plus de 8 heures pour voir le chapitre final. Même s’il s’agit d’un FPS, on est en droit d’être extrêmement déçu, d’autant plus que certains environnements montrés lors des différentes previews et dans les bandes-annonces semblent avoir disparus, tout comment l’intelligence du jeu. Si le mode multijoueur est relativement correct, il n’a rien de transcendant si on excepte la présence d’un trop rare mode coopératif, pour peu que vous trouviez un, deux ou trois partenaires. Les autres modes de jeux sont proches des matchs à mort classiques, en solo ou en équipe, avec tout de même la présence d’un mode Assaut intéressant avec des objectifs variés, pour peu qu’il y ait du monde en ligne.
 La trame sonore du jeu ne relève guère l’ambiance général du jeu. Le doublage (en anglais ou en français) est correct, mais plus proche d’un bon nanar que d’un "blockbuster". Ce sont surtout les répliques extrêmement répétitives de vos coéquipiers qui vous lasseront. Les bruitages sont, eux, plus réussis et les musiques sont, quant à elles, assez intéressantes, mais ne resteront pas dans les mémoires, si on excepte les timbres rocks et la présence d’une chanson de Korn.
 Graphiquement, Haze est loin d’être laid. On appréciera notamment le fait que les temps de chargement sont masqués par des cinématiques assez bien réalisées et qui utilisent le moteur du jeu. Le gros problème du jeu est que le moteur graphique est plus digne d’une première génération que d’un FPS sortant en 2009, sur une Playstation 3 qui fêtera bientôt ses deux ans. Le jeu abuse de certains effets, notamment le "blur" et le jeu de lumière, pour masquer une faible résolution graphique et des textures souvent pas assez détaillées. On notera tout de même le travail sur les animations, avec un frame-rate très rarement pris à défaut.
Jouabilité
| Lutilisation du nectar apporte un réel plus ,mais, malheureusement, le reste de la jouabilité est trop classique, notamment à cause de la grande linéarité des niveaux. |
13 /20 |
Scénario
| Si lidée du nectar est excellente, on se retrouve face à une histoire qui tiendrait sur un morceau de papier toilette, notamment à cause des clichés trop présents. |
9 /20 |
Qualité graphique
| Les effets de végétation sont excellents, mais il semble que les développeurs ont fait des sacrifices pour afficher le tout, qui sanime sans presque aucun ralentissement, ni temps de chargement. |
13 /20 |
Qualité sonore
| Les musiques, classiques, se font vite oublier de même que les bruitages. Le doublage, en français et en anglais, est correct et rappelle certains films de série Z. |
13 /20 |
Durée de vie
| Moins dune dizaine dheures, en mode normal, seront nécessaires pour compléter le jeu en solo, ce qui savère faible, même pour un FPS. Vous pourrez toujours le refaire en mode coopératif ou jouer en ligne. |
12 /20 |
Quoique certains en pensent, Haze n’est pas un mauvais jeu. Cependant, comme on le dit souvent, l’enfer est pavé de bonnes intentions et c’est encore le cas ici. Sur le papier, il avait tout pour plaire au plus grand nombre. Malheureusement, ses défauts sont trop nombreux pour prétendre à autre chose qu’à une location de fin de semaine, juste pour dire "j’y ai joué !".
60 % fdroopy
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