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The Elder Scrolls IV: Oblivion - Game of the Year Edition |
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The Elder Scrolls: Oblivion est sans aucun doute un des jeux de rôle les plus aboutis. Déjà sorti l’an passé sur Xbox 360 et PC, puis sur Playstation 3, le jeu se présente de nouveau sur ces trois supports dans une édition Game of the Year, qui comprend non seulement le jeu de base, mais aussi les extensions Knights of the Nine et Shivering Isles. Seule cette dernière est vraiment nouvelle pour les possesseurs de la première version sur la console de Sony. Cela en vaut-il la chandelle ?
 Il est certain que ceux qui possèdent déjà la première édition d’Oblivion sur Playstation 3 risquent de se retrouver en terrain extrêmement connu et feraient sans doute mieux de prendre seulement l’extension Shivering Isles. En effet, l’histoire principale reste la même : l’histoire se passe dans Cyrodiil. Vous jouez le rôle d’un prisonnier qui doit sa vie sauve à l’évasion de l’empereur de Tamriel. Celui-ci doit en effet échapper à des mystérieux assassins et le passage secret se situe heureusement dans votre cellule. Si finalement le vieil homme ne survit pas au périple, il a le temps de vous confier une dangereuse mission afin de sauver son dernier fils, et, par là, l’empire tout entier, surtout avec l’apparition de plus en plus fréquente d’entités démoniaques issues d’Oblivion. Vous allez donc devenir le héros sauveur du monde. Cependant, avec l’arrivée de Shivering Isles, vous allez avoir le droit à toute une aventure annexe. En vous réveillant un matin, un portail semble s’être ouvert vers Shivering Isles, monde dément dirigé par un prince Dédrique. La folie vous y guettera.
 S’il ne vous faudra guère plus d’une dizaine d’heures, voire moins pour les plus habitués, pour compléter l’histoire et découvrir la fin du jeu, l’intérêt d’Oblivion ne se situe pas forcément que dans la découverte de ce que représente l’avenir du héros. Tout comme l’avait fait Morrowind, le précédent opus, ce nouveau Elder Scrolls présente des centaines d’heures de jeu pour les plus acharnés des joueurs. Rien qu’en ne faisant qu’une seule fois le jeu et en exploitant une bonne partie des quêtes secondaires, vous en aurez sans doute pour de très longs moments. Avec Shivering Isles, c’est plus de trente heures de jeu qui seront ajoutées, avec une quête "principale" longue, alternant sous-missions intéressantes et moments plus lassants, ainsi que des petits objectifs qui vous rapporteront cependant des artefacts souvent très intéressants. De plus, vous aurez le contrôle quasi absolu de la création de votre personnage. Par exemple, vous pourrez choisir dans les plus petits détails le visage de votre héros. C’est impressionnant, même si la manette de la Playstation 3 n’est pas des plus pratiques pour jouer sur les contrôles qui servent à paramétrer la morphologie faciale.
 Si la première fois vous risquez d’y passer du temps, vous vous apercevrez que cela n’a aucune influence sur le déroulement du jeu d’autant plus que vous jouerez plus certainement avec la vue à la première personne, tout comme les précédents épisodes. On notera quand même que vous pourrez passer à une vue à la troisième personne en tout temps, bien que vous y perdrez en immersion. Le personnage créé peut avoir de multiples talents et devenir aussi bien un guerrier redoutable, un magicien confirmé, un célèbre voleur, ou encore, un mélange complexe de plusieurs classes. Ceci déterminera souvent comment vous aborderez les diverses situations qui se présenteront à vous. Ainsi, le guerrier foncera dans le tas d’ennemis, tandis que le subtil assassin essaiera d’éliminer les victimes une à une. Il vous faudra aussi savoir quels sont les personnages qui vous sont favorables et user d’un peu de diplômatie de temps à autres, car certaines quêtes ont des fins différentes, suivant comment vous les accomplissez : prendre des voies contournées offre, de temps à autres, des bonis non négligeables.
 De plus, faits et gestes auront une influence sur les nombreuses quêtes qui pourraient vous être offertes. Un voleur reconnu n’aura aucune chance, par exemple, d’adhérer à la guilde des guerriers. On pourra facilement en déduire qu’il vous faudra plusieurs parties pour être des plus exhaustifs dans le jeu, d’autant plus que certaines quêtes proposent des fins multiples qui vous apporteront soit un objet rare, plus d’or ou encore une certaine reconnaissance. Cette dernière est très importante pour obtenir des renseignements précieux ainsi que de nouvelles tâches. Gagner la confiance d’un individu requiert souvent un mini jeu, lassant à la longue, pour permettre un niveau, entre 0 et 100, qui déterminera la disposition de ce protagoniste envers vous. A force de vouloir gagner la foi des personnes, vous serez ennuyé par la répétitivité de ce type de dialogue. Étonnamment, la partie sur Shivering Isles est totalement indépendante du reste du jeu ; ce que vous y ferez n’influencera en rien votre réputation sur Cyrodiil, à l’exception du garde de la porte vers ce monde étrange qui vous prendra vite pour un fou. C’est un peu dommage que l’implication entre cet "add-on" et le reste du jeu ne soit pas plus poussé.
 Il vous faudra combattre à l’arme blanche ou à la magie les différents obstacles qui se dresseront sur votre route. Si les combats sont parfois brouillons lors du corps à corps, il est notable de souligner que la difficulté restera la même quel que soit le niveau de votre héros, la qualité des ennemis variant justement en fonction de votre force. Ainsi, le rat du début du jeu sera de niveau 1, mais plus tard au même endroit il aura progressé comme vous. Cela à l’inconvénient de rebuter le joueur au début, mais évite en même temps les trop longues phases de recherche de points d’expérience juste pour pouvoir abattre les adversaires. Bien entendu, vous aurez un inventaire à gérer et des armes qu’il faudra réparer, car celles-ci s’usent. Vos bagages seront le fruit de ces combats, de l’ouverture des coffres et aussi des larcins que vous oserez effectuer. Par contre, évitez d’aller immédiatement sur Shivering Isles car la difficulté des quêtes et des combats est un peu plus grande et un peu de pratique et quelques sorts ou habiletés risquent d’être requis pour compléter certains objectifs.
 Toutes vos actions auront non seulement une influence sur votre environnement, mais aussi sur vos compétences. Si vous effectuez beaucoup de sauts lors de vos déplacements, vos capacités acrobatiques augmenteront, tandis que vendre et acheter des objets amélioreront vos aptitudes de marchand, vous offrant ainsi des prix plus intéressants. Il va s’en dire que toutes les habiletés ne pourront être utilisées au sein d’une même partie sachant qu’il vaut mieux un personnage avec de grandes forces plutôt qu’un individu trop équilibré. Par ailleurs, seules l’augmentation de vos habiletés primaires permettent au personnage incarné de changer de niveau, à condition qu’il trouve un véritable endroit pour se reposer.
 Un des faits les plus intéressants du jeu est la gestion complète de l’environnement vivant vous entourant. Que ce soit dans Cyrodiil ou sur Shivering Isles, les cycles jour-nuit joueront non seulement sur les différentes quêtes, mais aussi sur l’accessibilité des divers protagonistes qui habitent villes et villages. Ainsi, on peut surprendre au réveil le marchand qui va déjeuner, aller à son travail puis revenir le soir comme dans un monde réel. Vous pourrez facilement déduire que les achats se limiteront à la journée tandis que les vols seront plus faciles de nuit. De plus, l’intelligence artificielle est assez poussée puisque le comportement des gens variera en fonction de vos actes et de leur disposition envers vous et les ennemis feront parfois preuve de stratégie, sans atteindre tout de même le niveau d’un F.E.A.R. On ajoutera aussi la gestion du climat qui fait que la lisibilité peut être plus difficile lors d’un violent orage qui affecte un lieu hanté par exemple.
 Graphiquement, le jeu est agréable et propose des environnements variés et vivants. Que ce soit dans les villes, les donjons et autres grottes, le travail des level-designers permet d’éviter une trop grande répétitivité inhérente à ce genre de jeu. On apprécie aussi l’utilisation du moteur SpeedTree qui permet aux forêts ainsi qu’aux campagnes d’être plus naturelles. Le bestiaire fourni permet au joueur d’éviter de rencontrer sempiternellement les mêmes ennemis ; certains sont minuscules tandis que d’autres auraient du mal à rentrer dans votre salon. Tous ont eu droit à un excellent travail d’animation même si leurs gestes sont peu variés. On notera aussi que la distance d’affichage est très bonne et nuit que rarement au taux de rafraîchissement de limage. C’est surtout lorsque vous vous rendrez dans l’univers parallèle d’Oblivion que vous constaterez les plus importantes chutes de la vitesse d’animation. Enfin, on pourra être un peu pointilleux envers le choix de certaines textures qui auraient pu avoir un meilleur travail de la part des graphistes, mais cela n’empêche pas d’être visuellement remarquable. Un an après, le jeu reste visuellement impressionnant, d’autant plus que Shivering Isles apporte de nouvelles textures et un monde assez spécial visuellement parlant. Par contre, on y notera quelques légers ralentissements dans certaines grandes étendues ou sites particuliers.
Quant à la trame sonore, elle est travaillée et variée. Les musiques sont de bon aloi, peu répétitives et appropriées au jeu. Lorsqu’un danger se présente le thème change jusqu’à ce qu’il soit écarté. C’est un bon avertissement pour le joueur qui se montre alors plus prudent. Les bruitages sont réalistes même si on peut mentionner parfois un décalage entre l’action et le bruit produit. Le doublage est en général de qualité surtout pour les principaux personnages faisant appel à des acteurs professionnels tels que Patrick Stewart et Sean Bean. Cela n’empêche pas les gardes dans les différentes villes d’avoir quasiment toujours la même voix. L’humour est parfois présent et le ton décalé de Shivering Isles apporte un peu de fraîcheur, des dialogues assez dingues étant souvent présents.
Jouabilité
| Les combats sont certes brouillons, comme toujours dans The Elder Scrolls, mais le jeu est vraiment un régal en terme de possibilités. |
18 /20 |
Scénario
| Le scénario n’est pas des plus originaux, mais permet qu’on s’intéresse à la quête principale ; on appréciera particulièrement le ton décalé de Shivering Isles. |
16 /20 |
Qualité graphique
| Le moteur de jeu offre encore un an après de beaux graphismes ; la plupart des ralentissements de la version originelle semblent avoir disparu. |
17 /20 |
Qualité sonore
| Les musiques sont variées et le doublage de qualité permet une bonne implication du joueur. |
17 /20 |
Durée de vie
| Entre la quête principale, les deux grosses quêtes annexes que représentent Knight of the Nine et Shivering Isles, les différentes tâches que vous pourrez avoir ainsi que les nombreux métiers possibles, vous en avez vraiment pour votre argent. |
20 /20 |
Si vous possédez déjà The Elder Scrolls: Oblivion sur Playstation 3, autant dire que l’édition Game of the Year ne vaut pas le coup, surtout pour son prix, à moins que vous ne soyez collectionneur, surtout que Shivering Isles va être disponible sous peu. Par contre, les autres joueurs découvriront un jeu plaisant, complet et offrant une durée de vie remarquable qui ne pourra que plaire aux amateurs de jeux de rôle occidentaux.
85 % fdroopy
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