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Alien Syndrome |
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Dommage. Ce mot revient quelques fois lorsque j’ai à tester certains jeux. En fait, ce terme se manifeste surtout lorsqu’on nous vend un jeu efficacement, qu’on croit à son potentiel et qu’on nous offre un produit à l’opposé des attentes générées à son endroit. Lorsque cela survient, cela fait toujours un petit pincement au cœur d’un joueur ayant vraiment cru qu’il pouvait avoir du plaisir avec un jeu qu’il attendait depuis un bon moment. Dans ma « carrière » de joueur, c’est arrivé. Et cela s’est encore produit récemment avec Alien Syndrome, un jeu qui promettait pourtant de la part de Sega.
 Le scénario d’Alien Syndrome n’a rien d’enlevant ou de particulièrement exaltant puisque son genre ne se prête généralement pas bien aux histoires complexes et prenantes. En effet, le jeu est un hack ‘n slash mélangé avec des éléments de jeux de tir dans lequel vous êtes la lieutenante Aileen Harding, une humaine bravant le danger et devant sauver ce qui reste de sa race d’une menace extra-terrestre. Le scénario du jeu ne va pas vraiment plus loin que cela et est, en ce sens, assez pauvre. Néanmoins, comme je l’ai mentionné, les jeux hack ‘n slash ne sont pas réputés pour avoir de très bons scénarios et en ce sens, Alien Syndrome se situe dans la moyenne du genre. Disons simplement qu’on aurait aimé avoir droit à un peu de contenu ou d’éléments de surprise autour de la simple prémisse de l’humaine héroïque sans peur ni reproche devant sauver sa race des méchants monstres.
 Au tout début du jeu, on vous demandera d’assigner à Aileen l’une des cinq classes offertes, chacune étant spécialisée dans un type d’armes en particulier. Ainsi, vous pourrez être davantage spécialisé dans les armes explosives ou encore dans les armes à longue portée, par exemple. À mesure que vous éliminerez des créatures, vos caractéristiques augmenteront et votre personnage deviendra plus apte à combattre, élément classique des jeux du genre. Néanmoins, un peu comme dans Phantasy Star Online, vous aurez à vos côtés un petit robot que vous pourrez modifier afin qu’il vous appuie et qui vous sera plutôt utile durant votre aventure. Non seulement pourra-t-il vous assister à mesure que vous canarderez des adversaires, mais si vous avez trop d’objets en votre possession, votre petit ami métallique les changera en argent, ce qui peut être très utile si vous manquez de fonds ou bien si vous désirez transformer de vieux objets en quelque chose qui vous servira mieux. De plus, vous pourrez acheter des munitions pour des armes, des trousses de santé ou d’autres objets en cours de route via votre robot sans attendre pour vous arrêter à une boutique située à l’extérieur des environnements de combat, ce qui est également très utile. En ce sens, Alien Syndrome est intéressant et réussit à introduire un bon élément aux jeux de sa catégorie.
 Là où le jeu faille est à peu près dans tous ses autres aspects. Certes, vous aurez droit à plusieurs armes et armures avec lesquelles vous pourrez équiper Aileen, mais en retirerez-vous du plaisir pour autant ? À mon grand étonnement puisque j’adore les hack ‘n slash, non, Alien Syndrome est loin d’être un jeu procurant du vrai bon plaisir. Car certes, vous anéantirez des créatures de l’espace à travers les environnements que vous explorerez, mais celles-ci sont dénuées de charme et ressuscitent avec une constance exténuante faisant en sorte qu’on se lasse très rapidement de canarder encore et encore d’immondes créatures. Certes, au début, c’est plaisant, on prend plaisir à tuer ces monstres, mais au bout de quelques minutes à peine, le tout devient passablement ennuyant puisqu’on ne fait que cela en complétant, au passage, des casse-tête ridicules comme trouver une clé pour ouvrir une porte. Rajoutez à cela le fait qu’hormis leur apparence, les ennemis ne se distinguent pas vraiment les uns des autres au niveau de leurs caractéristiques et vous avez un jeu très répétitif dont l’élément principal qui devrait être exaltant se traduit par une lassitude qui se présente très rapidement.
 Un autre élément problématique et étrange du jeu se présente dans les mini-jeux qu’il propose. Lorsque vous voudrez ouvrir un coffre endommagé par les extra-terrestres, améliorer biologiquement les caractéristiques d’Aileen ou encore réparer des objets rares et précieux, un mini-jeu se présentera et vous devrez le réussir sans quoi, vous pourriez bien perdre ce que vous cherchiez à obtenir. Or, les mini-jeux sont aussi étranges qu’incompréhensibles et dénués de tout élément de plaisir. Ils ne sont expliqués que très sommairement au sein de l’aventure et lorsque vous serez confronté à l’un de ceux-ci, vous serez perplexe quant à ce que vous devrez faire. Même lorsque vous aurez compris leur fonctionnement, vous verrez qu’il manquera clairement un élément de divertissement dans leur conception et n’en tirerez aucun plaisir au point où vous voudrez tout simplement les ignorer même si cela signifie de ne pouvoir améliorer les caractéristiques de votre personnage ou bien de mettre la main sur un objet. Vraiment une conception étrange de la part des développeurs diminuant davantage le plaisir à jouer et à améliorer son personnage.
 Les contrôles, qui est l’élément distinguant la version Wii de la version PSP, sont aussi un casse-tête à comprendre et, surtout, à maîtriser. Pour viser, aucun problème, le pointeur de la Wiimote répond sans broncher et atteindre sa cible et cela se fait généralement sans heurts. Mais lorsque vient le temps d’exécuter une attaque à courte portée ou bien de bouger la caméra, le tout se complique dramatiquement. Pour déclencher différentes attaques proches de vos adversaires, vous devrez bouger votre Wiimote de diverses façons. Le problème est que vous ne pourrez que difficilement mémoriser les mouvements à effectuer et enchaîner des combos d’attaques puisque cela demande de bouger rapidement la Wiimote dans des sens que le capteur de mouvement de la Wii ne parvient pas toujours à capter, réduisant du même coup l’efficacité de ces attaques. La caméra, quant à elle, se manipule avec la Nunchuk, mais comme elle bougera au moindre mouvement de votre main, vous verrez que la caméra tournera très souvent sur elle-même simplement parce que vous avez bougé votre Nunchuk, ce qui est très problématique en plein cœur d’un combat ou lorsqu’on veut explorer. À noter que la vitesse du personnage est liée à la Wiimote de sorte que plus vous approcherez le viseur d’Aileen, plus lentement elle ira. Cela ne marche pas du tout dans le feu de l’action puisqu’on doit souvent pointer le viseur près d’Aileen non pas pour la faire ralentir, mais simplement pour viser un ennemi en arrière de nous, ce qui diminue la vitesse de course du personnage involontairement. Peu pratique lorsqu’on veut viser tout en tentant de s’échapper de monstres nous pourchassant…
 L’ambiance visuelle d’Alien Syndrome est l’une de ses plus grandes faiblesses. En fait, la version Wii n’est qu’un peu plus belle que la version PSP, simplement pour vous dire à quel point on dirait un mauvais port sur la console de Nintendo. Les décors manquent de textures et, surtout, de diversité. Vous aurez l’impression de vous battre dans les mêmes environnements encore, encore et encore. Les ennemis aussi manquent de distinction tant ils se ressemblent au fil des niveaux et, tout comme les personnages du jeu, ils ne sont faits que de quelques polygones, les rendant non seulement ennuyants à combattre, mais aussi hideux à regarder. Pour vous dire, Aileen ressemble à un personnage de jeu pour Nintendo 64 tant son visage et son corps sont polygonaux et pixelisés. Du reste, très peu d’effets spéciaux de bonne qualité à noter et des cinématiques n’étant que de simples images de bande dessinée fixes sans attrait.
Au niveau sonore, les acteurs ayant prêté leurs voix aux personnages ont fait un bon travail dans l’ensemble et ont tout de même réussi à donner vie à des polygones n’étant pas très exquis à voir ou envers lesquels on ne ressent aucun réel attachement. Du reste, le jeu demeure très moyen, la musique devenant rapidement répétitive au fil des niveaux, au même titre que les environnements d’ailleurs. Les bruits des monstres peuvent aussi lasser à la longue, eux aussi étant à l’image de la redondance avec laquelle on nous présente les adversaires du jeu. Les bruits d’explosions et d’armes à feu n’ont rien de bien particulier, se situant dans la moyenne, sans plus.
Si vous parvenez à outrepasser tous les problèmes du jeu ainsi que son immense répétitivité et son expérience dénuée de plaisir, Alien Syndrome comporte tout de même une campagne solo d’une vingtaine d’heures ainsi que trois niveaux de difficulté, ce qui est quand même bien. Vous risquez tout de même de vous divertir davantage entre amis, le jeu supportant un mode coopératif à quatre joueurs pouvant procurer un certain plaisir. La monotonie du jeu paraît moins grande lorsqu’on joue à plusieurs que lorsqu’on affronte le jeu seul et peut donner droit à des séances de jeu remplies d’action. Une bonne location pour jouer avec des amis devrait donc vous être amplement suffisante, et ce si votre intérêt envers le jeu est toujours vivant après toutes ces lignes peu élogieuses concernant ce dernier.
Jouabilité
| Un jeu qui promettait tellement et qui faille à peu près partout. Les contrôles sont problématiques, les combats sont très répétitifs et inintéressants, les monstres ne se distinguent que très peu les uns des autres et les mini-jeux pour améliorer son personnage sont aussi ennuyants quétranges. Un bon point tout de même pour le robot nous accompagnant et nous permettant dacheter des armes et armures et de transformer nos objets lorsque nous le désirons. |
11 /20 |
Scénario
| Vous êtes une héroïne combattant de méchants extra-terrestres dont le but est déliminer la race humaine. Au moins, le stéréotype du grand adonis bien musclé et affrontant de méchants monstres nest pas présent... |
10 /20 |
Qualité graphique
| Lun des jeux les plus laids parus sur Wii. Les décors manquent de diversité et de textures, les personnages sont fort mal modelés et les cinématiques sont plutôt pauvres. |
6 /20 |
Qualité sonore
| De bonnes voix se couplant à une musique répétitive et des bruits de basse qualité. |
10 /20 |
Durée de vie
| Une bonne campagne dune vingtaine dheures, mais gâchée par une jouabilité répétitive et ennuyante. La portion multijoueurs est toutefois intéressante et pourrait être une idée de location si vous avez quelques amis le temps dune soirée. |
11 /20 |
Depuis son dévoilement, j’attendais beaucoup Alien Syndrome. Premier hack ‘n slash pour la Wii plongé dans une ambiance futuriste où l’on peut s’équiper de nombreuses armes à feu et affronter une centaine d’ennemis, quoi de mieux pour nous vendre un jeu sans saveur ni plaisir. Alien Syndrome est un jeu intéressant sur papier et qui aurait réellement pu l’être sur écran si on en avait fait un jeu moins redondant, plus intuitif au niveau des contrôles et mieux conçu au niveau de ses mini-jeux et de sa progression. Dommage pour un jeu qui promettait, bien que le fait de mentionner que cela pince légèrement mon cœur de joueur.
50 % Daniel Carosella
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