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Alien Syndrome |
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Les plus vieux dentre vous se souviennent du premier Alien Syndrome, qui a causé quelques bris de manettes mais aussi un peu de plaisir, sur les bornes darcade en 1987. Vingt ans plus tard, un "remake", ou plutôt une suite, apparait, en ajoutant notamment un côté jeu de rôles. Serait-ce suffisant pour plaire à la fois aux nostalgiques et aux nouveaux venus ?
 Le scénario de ce nouvel Alien Syndrome reprend l’histoire 100 ans après la fameuse invasion extra-terrestre. Un vaisseau qui semble être abandonné s’approche de votre base spatiale. Vous êtes chargé de l’explorer quand peu de temps après votre entrée dans l’immense engin spatial, une menace apparaît. D’un certain côté, Alien Syndrome s’approche d’un Alien au niveau de l’histoire avec un certain sentiment d’oppression et des ennemis qui surgissent. Cependant, on est loin tout de même du film de Ridley Scott. Le jeu aurait pu se passer dans d’autres environnements et à d’autres époques sans que le scénario ne doive vraiment être changé.
 Comme on peut s’y attendre, le jeu original ne voit pas que son scénario changé, mais aussi sa jouabilité. Si la version arcade était un jeu proche d’un Gauntlet par exemple, on a maintenant le droit à quelque chose qui s’approche d’un Diablo. Ce qui signifie concrètement que chaque ennemi abattu vous rapportera quelque chose. On gagne ainsi peu à peu de l’expérience ainsi que de nouveaux objets. Bref, il n’y a rien de bien nouveau là-dessous.
 Il est bien entendu que vous ne pourrez porter qu’un certain poids d’accessoires. Ceci signifie théoriquement que vous devrez vous débarrasser de l’excédent. C’est ici qu’intervient le bon point d’Alien Syndrome : un drône vous accompagne dans votre voyage et celui-ci est capable d’extraire des objets leur essence première et de fabriquer de nouveaux accessoires et autres armes. Ceci se révèle parfois pratique même si la variété des armures et autre items à porter laisse quelque peu à désirer ; c’est pourtant très pratique de pouvoir se faire fabriquer un peu de kits de survie par exemple. Il est certain que les objets les plus intéressants restent tout de même à trouver dans les coffres avoisinants.
 Votre personnage peut aussi voir ses facultés augmenter au fur et à mesure de la progression en niveau. Au début, vous choisissez sa spécialisation, ce qui va influencer sur le type d’armement, la force et autres amusements. Vous pourrez, à terme, avoir une héroïne sachant tout manier de façon moyenne, mais s’adaptant à l’ennemi ou au contraire une experte au lance-flammes par exemple. Dans la pratique, les armes de poing n’ont pas une grosse influence quant à la catégorie utilisée. Ceci s’explique par deux raisons ; la première est que les dégâts apportés sont quasiment les mêmes et, surtout, la maniabilité est très compliquée à ce niveau. La PSP n’ayant qu’un seul stick analogique, les développeurs ont obligés le joueur à viser dans la direction vers laquelle il marche.
 La conséquence de tout ceci ? Il est très frustrant de se battre contre des ennemis venant de toutes les directions, car on est obligés d’avancer vers eux pour les toucher ; il est donc impossible d’effectuer des tirs de repli. Même si les capacités d’utilisation des différentes armes augmentent avec l’expérience acquise, on regrette les choix quant à la maniabilité. Heureusement, vous pouvez aussi utiliser une arme de combat rapproché, sorte de javelot qui va se révéler très utile pour débroussailler le passage et on en vient à privilégier ce médium pour se battre.
 Le déroulement du jeu est très linéaire avec peu de chemins alternatifs ou de cul de sac, ce qui fait que le jeu devrait être assez rapide à terminer, d’autant plus que la mort ne frappe que très rarement, à moins de foncer tête baissée, les yeux fermés et sans aucune armure. D’un autre côté, vous pourrez toujours vous amuser à recommencer le jeu avec un mode de difficulté supérieur ou encore jouer avec jusqu’à trois autres partenaires (en Ad-Hoc) en manque cruel d’amusement.
 Techniquement, le jeu n’est pas des plus esthétiques. Le jeu se permet quelques ralentissements étranges dans des décors relativement semblables les uns aux autres avec des ennemis qui manquent cruellement de variété, tant au niveau de l’aspect que des facultés. La plupart du temps, c’est seulement la couleur qui les différenciera. Heureusement, les environnements sont très grands et les temps de chargement assez courts, surtout quand on voit que l’aire de jeu est imposante. Quant au doublage et aux bruitages, ils sont dans la moyenne du genre; ni mauvais, ni bon. Heureusement que les musiques sont discrètes et peu répétitives, car, sinon, on se serait quasiment vu revenir à l’ère des consoles 8 bits, en exagérant un peu.
Jouabilité
| Les combats sont assez lents et répétitifs, avec une visée, pour les armes à distance, approximatives. De plus, lévolution du personnage et de son arsenal nest pas assez rapide. |
11 /20 |
Scénario
| Le scénario met trop de temps à se dévoiler et est surtout une excuse pour tuer du monstre. |
8 /20 |
Qualité graphique
| Si les décors sont fins avec des environnements parfois immenses, mais sans surprises, on regrette le manque de variété du bestiaire et quelques étranges ralentissements. |
11 /20 |
Qualité sonore
| Le doublage et les bruitages sont corrects. Les musiques, sans être excellentes, sont relativement discrètes. |
13 /20 |
Durée de vie
| Une petite dizaine dheures pour compléter un jeu que vous pourrez toujours rejouer à plusieurs (en ad-hoc) ou avec un mode de difficulté supérieur. |
14 /20 |
Alien Syndrome part dun bon fond avec le paramétrage du personnage et le côté jeu de rôle. Malheureusement, sa trop grand répétitivité et un bestiaire quelconque nuisent grandement au plaisir ; les plus nostalgiques pourraient peut-être se laisser tenter.
55 % fdroopy
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