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Ace Combat X: Skies of Deception |
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Les jeux d’avion ne sont pas légion dans le marché des jeux vidéo. On connaît bien sûr les Flight Simulator, les Crimson Skies ainsi que les Ace Combat. J’ai justement eu la chance dévaluer le dernier opus de cette dernière franchise, cest-à-dire Ace Combat X : Skies of Deception. Malheureusement, je ne peux me permettre un jeu de mot avec son nom, étant donné que le jeu est tout sauf une déception.
 Au contraire, Skies of Deception est toute qu’une surprise. Pour être franc, j’avais aimé les nombreuses versions parues sur la PlayStation ainsi que sur la PlayStation 2, mais pas assez pour passer à l’achat de ces dernières. J’y récoltais un certain plaisir, mais plutôt éphémère. Mais voilà qu’après près d’une dizaine de jeu, j’ai de la misère à laisser le jeu de côté afin de rédiger ces quelques lignes. On devient rapidement accroc au jeu et on a tout le temps le goût de faire une petite mission de plus. Le jeu est si simple et peut être si compliqué par moments que cela lui donne tout qu’un charme. Plus précision, la prise en main se fait très bien. Mais sachez que piloter un jet n’a rien de simple, surtout quand on commence à perdre le nord et à différencier la terre au ciel. Pour vous donner une idée comment vous devrez piloter ces engins, eh bien sachez tout d’abord que vous devrez utiliser quasiment toutes les commandes la PSP, à moins de jouer en mode débutant. Tout d’abord, le joystick servira à faire les pivots (pencher votre jet sur le côté, le redresser, le faire piquer, etc.). Quant aux flèches, elles seront surtout utiles pour les déplacements latéraux ou verticaux. Ceci vous permet donc d’ajuster votre vol, sans bouger l’angle de votre aéronef. La gâchette de droite servira à donner du gaz tandis que celle de gauche servira à freiner quelque peu votre vol. Mais faites gaffe, une vitesse trop basse pourra vous faire écraser, et ce en très peu de temps.
 C’est à cela que se limite les différentes commandes pour les déplacements. Passons maintenant aux commandes d’attaque. Tout d’abord, X servira à utiliser votre machine gun. Ces balles ont peu de force de frappe, mais sont très rapides et surtout illimitées, à moins de jouer au plus difficile. Toutefois, étant donné que les jets vont très vites, il devient assez difficile d’utiliser ces balles pour viser un ennemi aérien. Par contre, pour ce qui est des cibles au sol, les balles peuvent être une excellente alternative, vous sauvant l’utilisation de vos missiles, qui peuvent se faire peu nombreux en fin de mission. Quant à ces derniers, ils peuvent être utilisés avec O. Afin de jouir du « lock-on » sur votre ennemi, vous devrez être à une certaine distance maximale. Une fois à proximité, votre ennemi sera marqué en rouge et vos missiles seront alors directement projetés vers ce dernier. Néanmoins, ces missiles ne sont pas parfaits, et votre ennemi pourrait réussir à éviter les missiles. Vous devrez donc user d’une bonne position afin de ne pas trop gaspiller vos missiles. Sinon, vous aurez également le droit d’utiliser une autre sorte de missiles secondaires, ces missiles étant accessibles en pesant sur carré. Les missiles en question serviront souvent pour des attaques Air-sol ou bien Air-eau, selon le type de missiles que vous aurez choisi en fonction de la mission à réaliser. Vous aurez d’ailleurs de plus en plus de choix de missiles au fil de votre progression au sein du mode Campagne.
 Ce dernier est la pierre angulaire du jeu. Sous le nom de pilote Gryphus 1, vous ferez partie de l’armée de l’air d’Aurelia, une population mise grandement en danger par les forces ennemies de Leasath. Vous devrez donc réaliser une panoplie de missions. Toutefois, ce qui rend le jeu vraiment intéressant, c’est que vous pourrez choisir parmi différentes branches du scénario. Vous pourrez donc décider de faire une mission au sud plutôt qu’au nord, pour ensuite avoir facilement accès à une autre mission. Les puristes feront tout de même toutes les missions, mais ceux désirant créer un scénario unique et user de stratégie pourront en sauter quelques unes, mais ceci aura comme effet de déclencher d’autres événements par la suite.
 Un autre aspect fort intéressant de ce mode est la possibilité d’acheter de nouveaux avions, de nouvelles armes ainsi que de nouvelles pièces mécaniques. Vous pourrez donc vous procurer différentes améliorations pour votre aéronef ou bien encore investir davantage dans un autre jet qui saura s’adapter à une situation différente selon les différentes missions. Vous pourrez gagner votre monnaie en réalisant différentes missions ainsi qu’en démontrant votre talent lors de ces dernières, vos statistiques (y lire le nombre d’ennemis abattus) pesant fort dans la balance pour vos récompenses. Ceci nous offre donc de nombreuses possibilités et il est fort plaisant de pouvoir piloter différents jets désirés, et ce quand bon nous semble pour chacune des missions.
 D’un côté plus technique, j’ai été tout d’abord grandement surpris par la qualité graphique du jeu. Malgré des décors plutôt fades et très peu détaillés, surtout au niveau des différentes villes où on y voit que quelques bâtiments ressortir du sol, le jeu offre néanmoins une excellente qualité visuelle. Les aéronefs sont forts bien réalisés et reproduits, que cela soit du nôtre ou bien celui de nos ennemis. On voit les différentes ailes s’inclinées et même nos propulseurs s’alimenter de plus en plus. On y aperçoit même les traînées de nos missiles. De plus, le jeu ne branche pas du tout et ce même s’il peut y avoir pas mal de trafic aérien. La seule chose que les développeurs pourraient améliorer, ça serait de rendre les explosions plus spectaculaires. On a droit seulement à une petite explosion de feu. Il aurait été plaisant de rendre plus exceptionnel et voir des milliers de débris se propager dans les airs ou bien sur le sol s’il s’agit d’un écrasement.
 Pour ce qui est de la qualité sonore du jeu, j’ai été très satisfait du produit qui nous a été livré. Tout d’abord, les effets sonores sont très bien réalisés. Le bruit des jets peut être impressionnant lorsque des ennemis passent tout près de nous. On a même pris en compte le délai entre l’image et le son, le son étant bien sûr plus lent que la lumière. Vous entendrez alors le bruit d’un jet vous survolant avec un délai qui rendra la simulation aérienne encore plus crédible. Ensuite, quant à la trame sonore, bien qu’elle soit quelque peu timide, elle se fond très bien dans le décor. La trame sonore ne tente pas du tout de se démarquer du jeu, mais sert plutôt comme musique de fond afin de créer une petite ambiance tendue, nous intégrant davantage dans ces scènes d’action. De plus, entre les différentes missions, il arrive souvent que vous devrez visionner des petites mises en scène d’images. Les voix présentes lors de ces scènes sont de bonne facture et rendent l’histoire encore plus intéressante. Fait à noter, il y aura néanmoins des sous-titres en français pour ceux qui ne maîtrisent pas la langue de Shakespeare.
Finalement, pour ce qui est de la durée de vie du jeu, l’achat en vaut certainement la peine. À défaut d’offrir seulement un mode multijoueurs (en WLAN) pouvant accueillir quatre joueurs simultanément, Skies of Deception offre néanmoins une campagne solo très solide qui risque de vous inciter à figer votre petit écran de la PSP durant de nombreuses heures. Le jeu est très complet, surtout au niveau de l’alignement impressionnant d’aéronefs différents. La seule chose qui pourrait provoquer une baisse d’intérêt marquante est le fait que les pilotes ennemis ne sont pas nécessairement brillants. Ils peuvent être dangereux quand ils sont plusieurs, mais en un contre un, ils sont très faciles à abattre. Et comme dans tout bon jeu d’action dans lequel nous profitons d’alliés, ces derniers seront également plus que nuls et seront surtout utiles pour vous remettre en situation et vous expliquez les nouveaux objectifs plutôt qu’abattre les nombreux jets qui tournent autour de vous. Bref, en d’autres mots, vous devrez faire tout le boulot par vous-mêmes!
Jouabilité
| La prise en main se fait très rapidement et très aisément. Lintelligence artificielle des autres aéronefs laisse par contre à désirer. |
17 /20 |
Scénario
| Le scénario ne prend pas réellement une grande place dans le jeu, mais il nen reste que les mises en scène sont intéressantes. |
15 /20 |
Qualité graphique
| Des décors plutôt moyens, mais des jets reproduits à la perfection. |
16 /20 |
Qualité sonore
| Des effets sonores forts bien réalisés et une trame sonore qui se fond très bien au jeu. |
16 /20 |
Durée de vie
| Le mode Campagne est très intéressant et très preneur, mais un mode en ligne est absent. Pourtant, ceci aurait été une si bonne occasion de se lancer en ligne. |
16 /20 |
Somme toute, Ace Combat X : Skies of Deception a su attirer le jeune gamin rêvant d’être pilote qui sommeillait en moi. Bien que la conduite d’aéronefs puisse sembler compliquée, la prise en main se fait tellement aisément que vous ne pourrez plus vous arrêter d’y jouer. Un mode en ligne aurait néanmoins offert une expérience extraordinaire. Dans le onzième édition peut-être…
85 % Chuck
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