American McGee Presents Bad Day LA
American McGee Presents Bad Day LA
Parfdroopy
Genre : Action
Créé le : 18 septembre 2006
Dernière modification : 3 janvier 2009
Site web : American McGee Presents Bad Day LA
Éditeur : Aspyr
Développeur : The Mauretania Import Export Company
Sortie en magasin : Septembre 2006
Config requise : Configuration recommandée :
  • Windows XP
  • CPU 2 GHz
  • Carte video DirectX9 64 Mo
  • 512 Mo RAM
  • 2 Go sur le disque dur


Jeu intégralement en anglais
 
Images | Critiques des lecteurs
 
American McGee (oui, c’est son vrai nom) est principalement connu pour le cultissime Alice, version déjantée et adaptée du roman de Lewis Caroll. De ce fait, dès que son nom apparaît, on espère un hit en puissance. Voilà donc que l’ancien de chez id Software nous revient avec une comédie satirique de l’après 11 septembre. Va-t’on de nouveau succomber ?

 

Image 01Les jeux où vous jouez le role d’un pauvre gars doivent se compter sur les doigts de la main d’un manchot. Plus sérieusement, dans Bad Day LA, vous incarnez Tyrone Biggums, un sans-abri qui semble très fier de l’être. Tyrone, un peu fêlé sur les bords, squatte dans les faubours de LA. Alors qu’il traversait paisiblement l’autoroute embouteillée, un avion s’écrase. Il s’agit d’un attentat terroriste et l’aéroplane transportait une arme chimique dangereuse qui transforme les gens en zombie. Très vite, notre SDF devient l’anti-héros de l’histoire alors que des mauvais événements vont continuer de survenir durant cette journée dans la citée des anges.
Image 02À la base, l’histoire de Bad Day L.A. prête à sourire et les premiers instants dans le jeu feront rire le joueur. Cependant, au bout d’un moment, on s’aperçoit que tout se répète plus ou moins. Les mêmes blagues, à l’humour parfois douteux, reviennent sans cesse et ce qui fait rire une fois un gamin de douze-treize ans risque d’ennuyer le joueur sur le long terme. Il est vrai qu’au début, on se prête un peu au jeu, mais on s’aperçoit trop vite de ses limitations.
Image 03C’est au niveau graphique que c’est frappant d’entrer. Quand on voit la première cinématique, on semble apprécier le style cartoon et dépouillé. Cependant, on déchante vite, car il en est de même dans le jeu avec de nombreux problèmes. Tout d’abord, les personnages ont tendance à se ressembler et à manquer d’émotion ; même les habitants de South Park sont plus expressifs. De plus, les divers décors et autres éléments du jeu sont d’aspect grossier sans aucun travail foncier. Il semble par ailleurs que les développeurs ont travaillé en fonction du plus petit dénominateur commun : vous ne pouvez donc pas changer la résolution ou améliorer les effets graphiques, et ce, quel que soit votre PC. Ne vous attendez pas à une foule de polygones ou à des animations détaillées. C’est très dommage en 2006 et on a vraiment l’impression d’être sur un de ces petits jeux du eeb fait en DHTML ou en Flash.
Image 04Si la mélodie principale du jeu est assez intéressante, on se sent un peu trop souvent dans le vide sonore (à l’instar du premier Xenosaga) et seuls les cris très répétitifs des personnages égaieront très subtilement vos oreilles. Les voix, au début, sont bonnes, mais elles ont, comme le reste, la sale manie d’être toujours les mêmes, à l’exception des cinématiques, et on a vite l’envie de débrancher le casque audio ou les baffles. Bref, sans plonger dans la nullité, on reste tout de même dans le domaine de la médiocrité sonore.
Image 05Quant au reste, c’est-à-dire le jeu en lui-même, il vaudrait sans doute mieux ne pas trop en parler. Tout d’abord, l’action est assez répétitive : tuer des gens ou les sauver des flammes, de l’état zombie ou de leur propre frustration. Certes, si vous faites une bonne action, les gens auront moins envie de vous égorger, mais ils semblent parfois tellement amorphes qu’il devient difficile de distinguer le simple civil du zombie ou du terroriste.
Image 06En fait, l’action reste très molle. Par exemple, si vous tirez sur un ennemi, ne vous attardez pas à viser une jambe ou la tête, le résultat sera le même. De plus, ne vous attendez pas à ce qu’un simple coup de feu fasse le ménage : il vous faudra parfois plusieurs coups de fusil à pompe pour arrêter un simple passant ou un zombie. Ceux qui s’attendaient à un jeu plus saignant vont être déçus ; je ne fais nullement l’apologie du jeu violent, mais Bad Day L.A., de par sa nature, aurait dû l’être.
Image 07Ajoutez à cela la linéarité du jeu et vous allez vite comprendre que Bad Day L.A. n’est sans doute pas fait pour être acheté voire loué. Si les missions ne sont pas toujours très claires, vous saurez vite où aller : la liberté d’action est très restreinte. Votre objectif est déjà clairement indiqué par une flèche jaune. De plus, ne cherchez pas à vous éloigner du chemin puisque votre anti-héros se demandera tout bêtement où il va, histoire de vous rappeler que vous vous trompez de direction. Enfin, la liberté de choix de GTA n’est pas ici puisque différents obstacles (flammes, brouillard de poison…) vous barreront les accès interdits.
Image 08La difficulté du jeu est réglable, mais vous mourrez parfois pour un rien, quand la foule hostile vous entourera par exemple alors que les terroristes sont juste à côté en train de tirer comme sur des lapins. C’est parfois frustrant. Si au moins les temps de chargement n’étaient pas aussi longs et n’étaient pas présents lorsque vous décédez ! C’est à se demander si cela n’a pas été fait pour améliorer la durée de vie du jeu que personne n’a vraiment envie de terminer.

 

Jouabilité
L’action est extrêmement répétitive et la maniabilité n’est pas toujours idéale, même en réduisant la sensibilité de la souris. De plus, l’absence de clarté dans les objectifs est pénible. 9 /20  

Scénario
Le scénario, assez tordu, se veut une réponse à la réaction post 11 septembre. L’humour du jeu retombe vite en devenant répétitif. 11 /20  

Qualité graphique
Le design de base est intéressant, mais on regrette que le moteur graphique soit nivelé par le bas. 9 /20  

Qualité sonore
Les voix sont intéressantes, mais se répètent souvent d’un personnage à un autre. On n’insistera pas sur les bruitages... 12 /20  

Durée de vie
Difficile de terminer le jeu sans en avoir marre avant. Cela dit, à peine 1 heure devrait vous suffir pour vous apercevoir que vous n’avez pas envie de continuer... 8 /20  

 

L’enfer est pavé de bonnes intentions. Bad Day LA aurait pu être un bon jeu s’il avait été nettement moins répétitif et si sa réalisation avait été un peu plus correcte. Si American McGee avait suscité l’intérêt lors de l’annonce de son nouveau jeu, le soufflé est vite retombé et seuls les aficionados trouveront peut-être un intérêt à Bad Day L.A.

43 %
 
fdroopy

Ordre : 

 

Login:   Mot de passe:    


54598790 HardGamers depuis le 22 février 2000 - Webmaster : Frédéric Gignac [ Mercador ]
HardGamers est une propriété de HG Multimédia Inc. Hébergement web par Likuid Communication © 2000-2010 HardGamers
Toute reproduction interdite sans l'autorisation écrite du webmaster