Atelier Iris 2 : The Azoth of Destiny
Atelier Iris 2 : The Azoth of Destiny
Parfdroopy
Genre : Stratégie par tour
Créé le : 27 mai 2006
Dernière modification : 3 janvier 2009
Site web : Atelier Iris 2 : The Azoth of Destiny
Éditeur : NIS America
Développeur : Gust
Sortie en magasin : Avril 2006
Config requise : Jeu intégralement en anglais (avec la possibilité d’avoir les voix en japonais)
Carte mémoire (332 Ko)
 
Images | Critiques des lecteurs
 
Les fans de RPG "Old School" vont être heureux avec le deuxième opus de la série Atelier à paraître en Amérique du
Nord. Certains diront même que c’est Noël avant l’heure. Si le premier, Atelier Iris: Eternal Mana, sans être grandiloquant, avait su trouver ses afficionados, en sera-t-il de même pour Atelier Iris 2 : The Azoth of Destiny ?

 

Image 01L’histoire se passe bien avant Eternal Mana. Vous jouez le rôle de Viese (une fille) et Felt (un gars), 2 orphelins devenus (ou presque) alchimistes, dans le monde d’Eden. Un jour, un événement étrange accélère le cour de l’histoire puisqu’il permet à Felt de prendre l’Azoth of Destiny, une épée sensée protéger Eden. Il semble que la disparition de certaines parties du monde et le fait que cette épée se soit libérée soient intimement liés, provoquant même des répercussions sur le monde de Belkhyde, que Felt doit explorer afin de découvrir ce qui se trame. Certains n’accrocheront pas à l’histoire, car elle met du temps (trop ?) à se mettre en place, mais elle offre de bons moments et une trame très intéressante.
Image 02Vous dirigerez la plupart du temps Felt, Viese étant resté sur Eden. Pourtant, vous pourrez, aux points de sauvegarde, changer de personnage, la jeune femme étant nécessaire, notamment pour créer de nouveaux objets via l’alchimie. Il faut dire que cette dernière, encore plus que dans le premier Atelier Iris, occupe un place primordiale pour avancer correctement dans le jeu. En effet, pour progresser dans votre quête, vous aurez besoin de fabriquer certains items qui devront être donnés ou utilisés pour franchir un obstacle. Bien entendu, dans les Atelier, pour faire de l’alchimie, il vous faut des manas.
Image 03Ces manas sont représentés par des personnages particuliers. Elles permettent l’accès à des éléments d’alchimie (eau, terre, pierre…) particuliers. Ainsi, pour fabriquer des potions de soins, il vous faudra la mana de la terre ou de l’eau. Ces petits personnages font l’objet de quêtes entreprises par Viese. La synthèse d’objets se fait de deux façons. Au départ, il faudra le faire via l’association de plusieurs autres objets. Par exemple, pour faire une potion de vie, il vous faudra de l’eau et une herbe. Une fois l’objet "découvert", vous aurez simplement besoin des éléments de base (eau, terre…) pour faire en fabriquer, sans avoir besoin du chaudron de synthèse. Bien entendu, comme pour le premier Atelier Iris, vous pourrez faire la fabrication pendant les combats. Cette possibilité est réservée à Felt. On notera au pasage que les éléments sont récoltés en faisant la récolte sur l’aire de jeu, avec votre baguette comme pour Eternal Mana ; il en est de même pour les objets. On notera que vous aurez accès à certains outils, plus tard dans le jeu, qui vous permettront de casser des pierres ou encore de faire pousser une plante plus vite.
Image 04Les combats se déroulent de façon aléatoire, la plupart du temps, lors de vos déplacements dans certains lieux. Les adversaires que vous rencontrez seront de toutes sortes, certains étant insensibles à la magie, d’autre aux coups physiques. Chacun des personnages que vous contrôlerez pendant le combat (jusqu’à 3) pourra se défendre, attaquer ou encore utiliser un objet. De plus, il y aura la possibilité de porter contre l’adversaire un coup plus puissant qui pourra l’assommer quelques instants ou l’empoisonner, en fonction de l’arme utilisée. C’est là un grand changement par rapport à Eternal Mana : vous voyez mieux, grâce à une barre, qui va frapper prochainement, sachant que tous les personnages n’ont pas la même rapidité. De plus, vous pourrez utiliser certaines habiletés propres à chacun de vos personnages pour porter des dommages dévastateurs. De nouveaux pourront être appris pendant la partie, notamment avec l’utilisation d’accessoires spéciaux.
Image 05Comme toujours, celui qui portera le dernier coup fatal aura 10% d’expérience en plus, ce qui peut être intéressant lorsqu’un de vos personnages a une progression plus basse. Il faudra faire attention à cela, car sinon vous pourriez gonfler les écarts entre les personnages, surtout si c’est toujours le même qui achève les boss. On notera par ailleurs que les combats semblent un peu plus faciles que dans l’opus précédent même si certains combats vous tiendront un peu en haleine. En fait, le principe est que les combats sont nombreux, mais durent peu de temps.
Image 06The Azoth of Destiny possède une durée de vie assez conséquente, surtout si vous vous attachez à faire toutes les synthèses possibles ; ne comptez pas finir le jeu en moins de 25 heures. De plus, vous pourrez continuer à faire le nid des Dragons après la scène finale, un peu comme pour Dragon Quest VIII. Dans ce cas-là, les défis à relever sont nombreux et parfois ardus, ce qui plaira aux perfectionnistes : vous aurez besoin de personnages avec des niveaux élevés et d’utiliser les bonnes tactiques lors des combats.
Le moteur graphique est quasiment le meme que celui d’Eternal Mana ; on a donc affaire à une fausse 3D isométrique. Tout est en 2D, avec un aspect de profondeur. La 3D est quasiment absente, si ce n’est pour certains effets spéciaux lors des combats, surtout lors de l’utilisation des habiletés personnelles. Il est certain que la touche graphique ne plaira pas à tous, mais le tout reste fin et facilement distinguable. De plus, certaines scènes intermédiaires sont réalisées via un dessin animé avec de beaux effets. Enfin comme toujours, lors des dialogues principaux, on a le droit au dessin du personnage.
Musicalement parlant, le jeu propose le Dolby Surround, ce qui plaira à ceux qui possèdent un cinéma maison. Cela dit, ne vous attendez pas à une trame sonore de tonnerre même si les musiques sont plus que correctes et ne sont pas aussi répétitives que pour le premier Atelier Iris. Les voix sont les mêmes qu’auparavant, avec des beaux effets comiques, mais sont encore parfois trop absentes, certaines scènes étant bizarrement uniquement textuelles ; les nippophiles pourront même avoir les voix originales japonaises.

 

Jouabilité
Le jeu reprend quelques principes d’Eternal Mana en gavant les défauts principalement au niveau de la création d’objets. 16 /20  

Scénario
Le scénario est plus fouillé que pour Eternal Mana et l’humour est toujours aussi présent. 15 /20  

Qualité graphique
Le jeu utilise le même moteur que le premier Atelier Iris, en enlevant les fameuses promenades en 3D et en ajoutant quelques jolies cinématiques en dessins animés. 15 /20  

Qualité sonore
Si les thèmes musicaux sont similaires à ceux du premier opus, ils semblent avoir bénificier d’un meilleur travail de fond. On regrettera que les voix (en anglais ou en japonais) ne soient pas systématiques dans les scènes intermédiaires. 16 /20  

Durée de vie
Près de trente heures seront nécessaires pour finir la quête principal, mais vous n’êtes pas au bout de vos peines avec les quêtes finales. 17 /20  

 

Atelier Iris 2 : The Azoth of Destiny est, sans aucun doute, destiné à ceux qui aiment l’aspect vieillot de certains RPGs. Plus réussi qu’Eternal Mana, il reste qu’il n’est pas destiné à ceux qui aiment l’esbrouffe d’un Final Fantasy XII.

80 %
 
fdroopy

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