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Call of Duty 2: Big Red One |
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Dans la longue lignée des jeux dédiés au thème de la Seconde Guerre mondiale, la série Call of Duty est rapidement devenu un classique, voire un incontournable. Alors que ce crédo commence à sentir le réchauffé et que la compétition s’y fait de plus en plus forte, nous avons pu tester la dernière mouture de Call of Duty offerte par Treyarch et Activision sur Xbox : Call of Duty 2: Big Red One. Est-ce que cette toute dernière version du quasi légendaire titre réussit à défoncer les lignes ennemies?
 Le scénario de ce dernier Call of Duty vous plonge au centre de la division surnommée « Big Red One » qui fait référence à la première division d’infanterie américaine qui, historiquement, s’est classée comme étant la plus létale des divisions d’infanteries des armées modernes. Ainsi, au fil des missions qui se défileront, vous suivrez les actions des membres de ce corps expéditionnaire alors qu’ils devront affronter les troupes nazies en Europe et en Afrique.
 D’entrée de jeu, on constate que le jeu n’est pas très original. Vous auriez pu me foutre devant un autre jeu de type « Deuxième Guerre mondiale » que je ne suis pas certain que j’aurais fait la différence. Certes, l’action y est, les balles sifflent, les soldats crient, les explosions sont prépondérantes, mais en même temps ce n’est rien de bien différent de ce qu’on a pu voir dans des jeux du genre. La déception est donc, dès le début, assez présente. Évidemment, il devient difficile d’innover quand le marché est véritablement enseveli de titres du genre.
 Le scénario du jeu est bien. Encore là, rien à se lancer par la fenêtre; c’est un scénario typique d’un titre du genre et les missions se succèdent les unes après les autres sans grandes surprises. En fait, Call of Duty 2: Big Red One est assez linéaire. Même si vous n’êtes pas véritablement contraint de suivre la ligne de l’histoire à la perfection, tout vous dirige dans cette direction ce qui, à la longue, vous pousse inconsciemment à suivre le tout sans vraiment se poser de question. Mentionnons également que le mode solo est passablement court. J’ai terminé le tout en environ une douzaine d’heures, ce qui, avouons-le, est assez décevant pour un jeu de la série Call of Duty.
 En fait la rapidité du jeu tient moins au fait que le scénario est court, qu’aux problèmes de l’intelligence artificielle. Si la Deuxième Guerre mondiale s’était déroulée comme cela se produit dans Big Red One, les Allemands n’auraient même jamais eu l’idée de franchir la ligne Maginot par le nord. En d’autres mots, vos adversaires sont tellement incompétents qu’on se croirait être en train de tirer des cibles dans une fête foraine, plutôt que de combattre des méchants Bosch. Outre leur capacité à se faire flinguer comme des lapins, les soldats adverses ne montrent pas vraiment d’autres grandes qualités. Quoique cela siée bien aux membres de votre unité qui, bien sincèrement, ne semblent pas être plus doués que vos adversaires.
 En ce qui concerne les graphiques, le jeu est assez bien fait. Les développeurs ont décidemment porté attention aux détails, ce qui donne un aspect visuel intéressant. Il y a tout de même quelques ombres au tableau. Pour ma part, j’ai eu droit à quelques soubresauts graphiques assez irritants merci. Néanmoins, les limites de la console Xbox commencent à se faire sentir et j’ai l’impression que la version Xbox 360 doit être bien plus peaufinée que ce que j’ai pu voir. J’ai comme senti que les développeurs avaient été freinés dans leurs élans créatifs par les limites même des outils avec lesquels ils devaient travailler.
 Contrôle maintenant. Là je dois dire qu’en ce qui a trait aux jeux de tir à la première personne, je demeure un inconditionnel de la fameuse et combien efficace combinaison clavier et souris. Bon, cela étant dit, j’avais la version Xbox à tester. J’ai donc dû accepter mon sort et faire de mon mieux. J’ai été tout de même surpris de constater que les contrôles n’étaient pas si moches pour un jeu de ce genre sur console. De toute façon, étant donné que les adversaires sont de véritables tartempions sans danger, vous n’avez pas besoin d’être très précis. Ça se gâte toutefois avec le mode en ligne qui, lui, est un plus grand défi sur le plan du contrôle. Au moins, ça a l’avantage de rajouter au challenge du jeu…
 Côté son, comment dire, disons que c’est encore une fois un peu décevant. La trame sonore du type « Saving Private Ryan » est bien et va de pair avec le thème de Call of Duty. Le problème se situe plus du côté des effets sonores. J’ai personnellement trouvé qu’ils ne donnaient pas assez le sentiment de danger. Comme si tous les bruits de tirs et d’explosions avaient été enregistrés avec des sourdines. Pire encore, j’ai eu l’impression que bon nombre des armes avaient le même son. Évidemment, certaines se démarquent facilement du lot, mais je n’ai pas été capable de faire la différence sonore entre les mitraillettes qui me tombaient entre les mains. Peut-être est-ce parce que je n’ai pas de système sonore sophistiqué, mais si c’est le cas, je n’aime pas du tout le fait d’être stigmatisé en fonction de mon matériel audiovisuel quand vient le temps de jouer avec des jeux.
 Le plus grand défaut de Call of Duty 2: Big Red One est probablement sa durée de vie assez réduite. J’ai eu l’impression de prendre les commandes d’un film d’action plutôt que d’un jeu. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, car de plus en plus la ligne entre le monde du jeu vidéo et du cinéma s’amincit. Le problème est que pour le prix d’un jeu, on s’attendrait à un scénario beaucoup plus long. Heureusement, les abonnés du service Xbox Live pourront rallonger la durée de vie du jeu en affrontant les membres de la communauté de Call of Duty en ligne.
Jouabilité
| Ce n’est pas la force du jeu; le clavier et la souris me manquaient. Néanmoins, pas trop besoin d’être efficace dans le mode solo, car l’intelligence artificielle est pauvre. |
15 /20 |
Scénario
| Bon scénario, pas très original, mais il nous amène à travers une série de péripéties qui collent bien au style et à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. |
16 /20 |
Qualité graphique
| Probablement la partie forte du jeu. Néanmoins, on sent que la console Xbox approche de sa limite. |
17 /20 |
Qualité sonore
| La trame sonore est correcte et plutôt classique. Les effets sonores, eux, sont plutôt décevants. |
14 /20 |
Durée de vie
| Pas fort, pas fort… Une sacrée chance qu’il y a un mode en ligne… |
13 /20 |
Pour conclure, il faut bien avouer que ce jeu m’a laissé sur ma faim. On voit que le style commence à être usé. En d’autres mots, j’ai personnellement trouvé que Call of Duty 2: Big Red One ne se démarquait pas vraiment des autres jeux de tir à la première personne basés sur le thème de la Seconde Guerre mondiale. Le jeu n’est pas mauvais en soit, mais l’accumulation de nombreux petits défauts le rend sans saveur, voire inintéressant. J’hésiterais donc à recommander l’achat de ce jeu qui ne saura vraiment plaire aux inconditionnels de la série Call of Duty ou aux fidèles des jeux de tirs à la première personne basés sur le thème de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit tout au plus d’une bonne location, mais vous aurez rapidement fait le tour.
70 % Bujinkage
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