Call of Duty 2
Call of Duty 2
ParFrancis Brochu
Genre : Shooter
Créé le : 14 novembre 2005
Dernière modification : 5 janvier 2009
Site web : Call of Duty 2
Éditeur : Activision
Développeur : Infinity Ward
Sortie en magasin : Octobre 2005
Config requise : Jeu disponible sur PC et Xbox 360

Minimum requis
Pentium® IV 1.4GHz ou AMD Athlon™ 1.4 GHz
Mémoire: 256 MB
Carte vidéo: 64 MB
Espace disque: 4000 MB

HardGamers recommande
Processeur 3.2 GHz
Mémoire: 1 Go
Carte vidéo : 256 MB
 
Images | Critiques des lecteurs
 
Alors que les fans de « shooter » attendaient impatiemment Half-Life 2 en 2003 (paru finalement en novembre 2004), Call of Duty est arrivé tel un cheveu sur la soupe et surprit agréablement bon nombre de joueurs. Ceci dit, avec le sujet archi utilisé de la Deuxième Guerre mondiale, Activision et Infinity Ward sont revenus avec une expansion l’an dernier, et voici que Call of Duty 2 s’amène cet été, en deux versions distinctes, sur Xbox 360 et PC, et Call of Duty 2 : Big Red One pour les consoles de la génération actuelle. Voici donc mon opinion sur ce qui nous est offert sur PC.

 

BlizzardCall of Duty 2 utilise la même méthode que les deux autres titres déjà parus en ce qui a trait à la réalisation scénaristique. En effet, vous aurez différentes missions qui sont divisées selon les trois clans majeurs alliés de la Seconde Guerre Mondiale ; les Russes, les Anglais et les Américains. Pourquoi pas les Allemands ? Question d’éthique, on s’entend. Avec les Russes, vous irez geler dans l’hiver glacial de Stalingrad la majeure partie du temps. Du côté des Anglais, ce n’est pas le froid, mais la chaleur qui vous tenaillera, avec des missions dans les endroits particulièrement désertiques que sont la Libye, l’Égypte et la Tunisie. Finalement, avec les Américains, vous vous ferez bombarder de tous les côtés, avec le fameux D-Day. Cette fois-ci, nous avons une table des sommaires qui en quelque sorte fait le suivi dans le temps des différentes missions des trois clans. Vous commencerez avec les Russes, mais si vous désirez sauter immédiatement avec les Anglais, vous pourrez lorsque vous aurez complété un certain nombre de missions. La même chose sera possible une fois un nombre atteint pour les missions avec les soldats anglais. Bref, il y a un tout petit peu plus de liberté en ce qui a trait à la répartition des missions. La table des sommaires permettra également de recommencer les missions que vous désirez refaire, tant l’ambiance vous a imprégné.
Effets de fuméeCar Call of Duty 2, c’est d’abord et avant tout l’ambiance. Oubliez le gros scénario, ici on fait plutôt place à des mises en situation. C’est la guerre, et le moindre petit détail peut faire pencher la balance de votre côté ou non. C’est donc dans différentes missions pour prendre position, défendre une position, mettre hors circuit un nombre x de moyens de défense ennemis, voler certaines stratégies, annoncer à la radio des bombardements aériens, etc., que vous ferez votre place dans cette reproduction virtuelle d’une guerre sanglante qui a bel et bien existé, et qui heureusement, nous avons gagné. D’ailleurs, bien que vous aurez un nom précis de soldat, aucun sentiment d’appartenance envers votre personnage ou bien d’autres non jouables dans les missions se créera. En fait, vous êtes avec une couple de soldats et vous vous lancez à l’assaut pour parvenir à atteindre votre objectif. Parfois même, vous aurez peut-être l’impression d’être un figurant parmi tant d’autres.
StalingradPour l’ambiance, elle vous frappera autant de manière auditive que visuelle. Je ne considérerais pas Call of Duty 2 comme le plus beau jeu de shooter vu sur PC, car selon moi Doom 3, Quake 4 et Half-Life 2 (peut-être même F.E.A.R.) sont à mon avis plus optimisés que le jeu ici présent dans l’arène. Cependant, les machines de guerre que sont possiblement vos ordinateurs à comparer du mien qui est un modèle 2003, ne rend peut-être pas justice à mon opinion. Par contre, mon ordi a joué à Doom 3 et Half-Life 2 et il a fort apprécié la qualité graphique. Dans le cas de Call of Duty 2, j’ai l’impression que les décors et la précision de nos personnages s’apprécie probablement plus avec des cartes graphiques plus à jour. Les meilleures cartes graphiques, tout comme celles un peu plus vieilles, seront d’ailleurs bien heureuses de pouvoir nous offrir beaucoup d’effets physiques dans la partie. En effet, vous aurez droit à une multitude d’explosions dûes à des grenades, vous sentirez pratiquement les rafales de froid frigorifiantes provenant des rues remplies de débris de l’hivernale Stalingrad, ou au contraire, vous vous étoufferez dans la chaleur étourdissante des déserts et leurs rafales de sable.
Dans la mireD’ailleurs ces effets de fumée, vent, brouillard et tempête apportent également ce qui doit être considéré comme l’atout et l’ajout majeur de Call of Duty 2 : les grenades fumigènes. Ce type de grenade a déjà été vu dans certains jeux, dont Counter-Strike ou Rainbow Six, mais ici on parle de vraie fumée, pas celle qui cache à peine. Non, une grenade fumigène qui va vraiment vous empêcher de voir ce qui se passe autour. Ce n’est pas très agréable lorsque nous sommes pris dedans, car vous trouverez ça très opaque comme vision, cependant cela ajoute de nouvelles manières de contrer les mitrailleuses, puisqu’elles ne tireront pas lorsqu’elles n’y verront rien. Très pratique dans le solo, en multijoueurs cela peut devenir un problème par contre si les joueurs peuvent et décident d’en abuser.
PaclafIl est rare que je ne fasse point mes paragraphes sur l’audio et le vidéo à la fin de mes critiques, mais Call of Duty 2 est une exception à cause qu’il se démarque vraiment de ces côtés-là. Du côté sonore, si vous désirez réveiller parents, coloc ou voisins, ce n’est vraiment pas difficile ! Il y a un travail incroyable qui a été abattu de ce côté, que ce soit au niveau des mitrailleuses qui rugissent, du bruit des chenilles des chars d’assaut, du vol d’un avion déchirant le ciel, d’une explosion dûe à une grenade, d’un collègue qui vous crie que les Allemands sont à nos portes, le bruit au loin des renforts ou de leurs renforts, les bruits étouffés de la guerre lorsque nous sommes dans des tunnels sous terre, etc. La liste est longue, et imaginez tous ces sons, ces voix et ces bruits s’embarquant un par-dessus l’autre et ce, sans problème apparent. C’est très jouissif, qui plus est qu’on a droit parfois à de petites mélodies militaires victorieuses ou plus stressantes lorsque nous approchons d’un point fort du jeu.
BoumEt le jeu en tant que tel, en vaut-il la chandelle ? Eh bien pour ma part il n’engendre ni surprise, ni déception. Call of Duty 2 est un excellent « first person shooter » de guerre, mais dans un genre surexploité, oui il vendra et oui il est bon, mais il ne renouvelle pas le style non plus. C’est peut-être la petite déception que nous pouvons avoir si on considère qu’il y a un « 2 » à côté du titre du jeu. Bref, la campagne marketing a beaucoup misée sur l’immersion, qu’elle soit graphique ou sonore, et c’est avec raison, car c’est d’une qualité exceptionnelle, mais ne vous attendez pas à un jeu de guerre nouveau genre. Pour vous faire part un peu du processus de sentiments que j’ai eu lors de ma progression dans la portion solo de CoD 2, je dois vous avouer qu’au départ j’étais plutôt déçu, mais je crois que ça a plutôt été dû par le fait que j’étais très rouillé de jouer sur PC. Je cherchais mes touches, je cherchais mes contrôles, bref, il a fallu que je me réadapte un peu. Par la suite, je trouvais le jeu un peu stupide, en ce sens qu’on peut foncer dans le tas, que les ennemis semblent revenir sans cesse si nous ne progressons pas, et qui en plus, ont plutôt toujours le même genre de réactions, bref que l’IA était programmée de manière un peu trop fixe. Enfin, j’ai appris à faire avec, donc ne plus être déçu, ni agréablement surpris, parce que l’ambiance et l’immersion est tellement bien fait, que j’aime jouer et progresser.
Attaque ennemieOutre l’IA un peu trop ordinaire, Call of Duty 2 souffre également de plusieurs autres faiblesses que je n’aurais pas voulu voir dans un jeu dit de nouvelle génération (car outre PC, il n’est offert que sur Xbox 360). Voici donc quelques notes en rafale :
Carré de sable
  • Premièrement, il n’y a plus de trousses de premiers soins, ce qui est réaliste, mais la manière utilisée est intéressante quoiqu’elle a ses failles. En effet, si vous vous faites tirer dessus, vous allez commencer à voir flou et rouge, donc vous devez trouver une cachette pour vous reposer quelques secondes et repartir. Au mode normal, je dois vous dire que je me trouve plutôt en « God mode », en ce sens qu’il faut vraiment beaucoup de balles pour mourir, et si vous vous reposez à peine quelques secondes, votre énergie est entièrement de retour.
  • J’aurais aimé de l’interaction entre les soldats, qu’on puisse, sans leur donner des ordres à la Brother in Arms, au moins pouvoir influencer leur jugement et les aider à les diriger.
  • Ville dans le désert
  • Pourquoi rien n’est destructible ? Nous sommes dans un jeu de guerre en 2005 et les décors sont toujours au beau fixe, on ne peut pas déplacer une table ou une chaise, et ce qui explose est pré-programmé. C’est encore pire lorsque nous conduisons un char d’assaut dans la campagne anglaise et que de foncer dans un mur ou dans un char allié ne cause pas de dommages.
  • Tank
  • C’est comique de voir un ennemi avoir un dernier souffle, dans lequel il brandit son petit pistolet pour essayer de nous tuer, mais lorsque nous avons l’impression que les soldats nazis se régénèrent sans cesse et qui en plus deux fois de suite font les mêmes mouvements, c’est un peu stupide.
  • Un jeu moins linéaire svp ! Tous les chemins qui sont contraires à celui dicté n’est qu’un cul-de-sac fermé par une explosion, une voiture abandonnée, un truc renversé, une porte fermée.
  • Bien que certainement difficile à balancer, c’est dommage que parfois le joueur ait plus l’impression d’être spectateur plutôt que acteur alors qu’il y a tellement d’ennemis ou de chars d’assaut à éliminer qu’il fait sa part pour en tuer, mais que certains moments qui sont un peu plus importants soient accomplis par un allié joué par l’ordinateur, alors que le joueur ne se retrouvait pas au bon endroit au bon moment.
  • La liste pourrait être longue, mais il ne faut pas la voir comme étant totalement négative. Disons que ces éléments sont plus percutants dans l’expérience de jeu qu’une nouveauté comme le fait que nous ne voyons pas notre nombre de balles restant lorsque nous n’utilisons pas notre arme, ou que encore il y ait un logo de grenade apparaissant à l’écran lorsqu’une a été lancée près de vous. Call of Duty 2 est excellent et très intense en solo, mais il reste un « mais », ce « mais » qui se transforme en souhait par le rédacteur ici présent pour qu’on nous offre une expérience de jeu encore plus étoffée, et ce, en dehors de l’ambiance, mais plutôt avec la réaction des ennemis, la possibilité d’avoir plus de choix offerts pour affronter telle ou telle situation, le choix de se cacher derrière des débris qui ont été causée par une attaque allié ou ennemie, mais à tout de moins pas pré-programmée par l’ordinateur. En ce qui a trait à la difficulté du jeu en solo, dites-vous que les deux premiers modes (facile et normal) peuvent se comparer à un shooter bourrin, alors que si vous essayez les modes difficiles, là vous devrez vous la jouer plus tactique, malgré qu’une guerre peut amener son lot de moments désorganisés.
    Encore là, si pour certains Call of Duty rime avec intensité en solo, pour d’autres c’est au multijoueurs qu’ils passeront directement. Si vous aimez les deux, eh bien le jeu en ligne est la cerise sur le sundae. Le premier Call of Duty a souffert beaucoup des comparaisons avec Battlefield, malgré qu’il ait eu sa part de joueurs dans la communauté en ligne. L’extension United Offensive avait amené quant à elle la possibilité de conduire les chars d’assaut. Dans Call of Duty 2, vous pourrez jouer aux modes suivants. Tout d’abord, il y a le Capture the Flag, Deathmatch et Team Deathmatch qui sont toujours très courus. Vous aurez également le mode Search and Destroy, où un clan doit tenter de poser une bombe et faire sauter une cible précise ennemie. Déjà qu’il peut être difficile d’aller poser la bombe, imaginez lorsque vous devez la protéger pendant une minute, le temps qu’elle explose. Le mode Headquarters en est un également intéressant, qui semble tirer ses racines du King of the Hill. En effet, ici il y a deux zones précises où vous devez aller, et ensuite tenir le plus longtemps possible contre l’ennemi, afin d’accumuler des points. Plus vous êtes tenace, plus vous faites de points.
    Le jeu en ligne est somme toute bien optimisé et je n’ai jamais eu à jouer sur des serveurs qui souffraient vraiment de latence. Rien dans la présentation n’a vraiment été chambardée, donc ceux qui ont passé des heures sur le premier jeu à jouer en réseau ne devraient pas du tout être décontenancés. Les modes de jeux sont suffisament différents pour amener leurs parts d’intéressés, et Call of Duty 2 a déjà beaucoup de joueurs en ligne. C’est sur une douzaine de cartes multijoueurs différentes que vous vous battrez. Celles-ci représentent autant la France à l’époque du débarquement, ou bien la chaleur des déserts d’Égypte et de Tunisie, ou encore une Russie glaciale.

     

    Jouabilité
    La grenade fumigène est l’ajout principal dans la jouabilité. Il y a bien quelques autres petits détails (se revitaliser, indicateur de grenades, etc.), mais cela reste un shooter quand même. L’IA ennemie est trop prévisible. 16 /20  

    Scénario
    Rien de tapageur ou d’incroyable, seulement tout est à la disposition pour avoir de l’action en masse, avec beaucoup d’intensité. Gros défaut : linéaire. 15 /20  

    Qualité graphique
    Les ordinateurs à la fine pointe de la technologie doivent offrir une expérience assez intensive avec les environnements grandioses, le nombre incroyable de soldats à l’écran, différentes pétarades et explosions, les effets météologigues, etc. Le jeu roule quand même bien si votre ordinateur a un peu d’âge. 19 /20  

    Qualité sonore
    Copier-coller du paragraphe de ma critique qui en parle :

    Il y a un travail incroyable qui a été abattu de ce côté, que ce soit au niveau des mitrailleuses qui rugissent, du bruit des chenilles des chars d’assaut, du vol d’un avion déchirant le ciel, d’une explosion dûe à une grenade, d’un collègue qui vous crie que les Allemands sont à nos portes, le bruit au loin des renforts ou de leurs renforts, les bruits étouffés de la guerre lorsque nous sommes dans des tunnels sous terre, etc. La liste est longue, et imaginez tous ces sons, ces voix et ces bruits s’embarquant un par-dessus l’autre et ce, sans problème apparent.
    20 /20  

    Durée de vie
    La portion solo sera intense et prendra peut-être 10 heures au maximum. Le facteur rejouabilité n’est présent que si vous aimez les attaques sous tension et que vous désirez une dose d’adrénaline. Le multijoueurs est également intéressant. 16 /20  

     

    Call of Duty 2 est un excellent jeu qui mise sur ambiance sonore et une qualité graphique extraordinaire. Ceci dit, ces deux enrobages ont un goût succulent, mais ne pensez pas qu’il y ait autant de bonbons du côté de la jouabilité. Vous êtes encore une fois dans un shooter de guerre, il est loin de renouveler le genre, mais on s’y plait quand même, ce qui est bon signe. En souhaitant avoir de quoi de vraiment nouveau à se mettre sous la dent en ce qui a trait à l’expérience de jeu une prochaine fois.

    86 %
     
    Francis Brochu

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