Area 51
Area 51
ParDaniel Carosella
Genre : Shooter
Créé le : 21 mai 2005
Dernière modification : 30 décembre 2008
Site web : Area 51
Éditeur : Midway
Développeur : Midway Austin
Sortie en magasin : Avril 2005
Config requise : Xbox
Xbox Live (multijoueur)

Aussi offert sur PlayStation 2 et PC
 
Images | Critiques des lecteurs
 
La zone 51, existe-t-elle ou n’est-ce qu’un mythe ? Et si elle existe, que cache le gouvernement dans cette zone plus que protégée et dont il est impossible de n’avoir ne serait-ce qu’un seul cliché ? Certains disent qu’il n’y a tout simplement rien à cet endroit, d’autres, au look et à l’esprit assez étranges, qu’ils y ont déjà travaillé et que cette fameuse base renferme la preuve de l’existence d’une vie extraterrestre. Si on vous offrait un jour la chance de visiter cette base, seriez-vous intéressé par ce qui s’y trouve au risque d’y retrouver des vérités choquantes et peut-être même de vous retrouver au cœur d’une catastrophe que les techniciens travaillant sur place n’ont pu prévoir ? Bienvenue dans Area 51, de la compagnie Midway…

 

1Vous êtes Ethan Cole, spécialiste de l’équipe Hazmat Team Bravo envoyée à la zone 51 afin de retrouver l’équipe Alpha disparue mystérieusement. Sur place, on vous apprend aussi qu’un virus s’est propagé dans la base, transformant en mutant chaque humain qu’il contamine. Ce sera donc à vous de trouver ce qui est arrivé à Team Alpha, de stopper la propagation du virus avant qu’il ne soit trop tard et, qui sait, d’élucider des mystères que vous ne pensiez être que des rumeurs ou des contes pour faire peur aux enfants. D’entrée de jeu, on peut voir que le scénario d’Area 51 n’a rien de bien exceptionnel puisque la conspiration du gouvernement américain cherchant à cacher au public des informations compromettantes est un thème qui a déjà été utilisé dans plusieurs autres de jeux. De plus, on perd graduellement le rythme du scénario à mesure que l’on avance et plus tôt qu’on ne l’espère, le jeu devient plus une quête de survie liée à Cole qu’un véritable jeu où on cherche à élucider divers secrets liés à la base 51. Par contre, le scénario n’est pas totalement mauvais et recrée parfois certaines théories qu’il est amusant de retrouver dans le jeu, incluant celle selon laquelle l’atterrissage sur la Lune des Américains a été tourné dans un studio et n’aurait donc jamais vraiment eu lieu.
2Comme Area 51 est un jeu de tir à la première personne, vous devrez, dans la majeure partie du jeu, tirer sur tout ce qui bouge à l’aide d’armes. Ces dernières sont assez diversifiées et vont du simple pistolet jusqu’à de grosses armes extraterrestres, incluant une arme transformant l’air en projectiles et qui se recharge donc d’elle-même, en passant par la possibilité de prendre occasionnellement le contrôle de tourelles de tir possédant une très grande puissance de feu. Ce ne sont pas les armes les plus impressionnantes qu’on ait vues dans un jeu de ce genre, mais elles sont tout de même en bon nombre et demeurent très efficaces pour tuer la panoplie d’ennemis qui se dresseront devant vous. Par contre, il est impossible d’avoir deux armes en permanence avec soi, ce qui fait en sorte que vous devrez absolument décharger l’une de vos deux armes lorsque vous en obtiendrez une seconde dans le jeu sans possibilité de la recharger. Plutôt étrange comme possibilité dans un jeu de ce genre. Du côté des ennemis, ces derniers se composent majoritairement de mutants ou encore d’humains faisant partie du clan des Illuminati, un nom qui vous est sans doute familier si vous avez lu le roman Anges & Démons de Dan Brown. C’est un peu dommage puisque j’aurais aimé retrouver plus d’adversaires provenant de l’espace que d’ennemis classiques des jeux à la première personne comme des mutants et des humains. Oui, il y a des extraterrestres à combattre, mais ils ne sont pas en aussi grand nombre qu’on peut espérer d’un jeu se nommant Area 51.
3En plus de tirer sur à peu près tout ce qui bouge, le jeu vous permettra de résoudre quelques casse-tête assez faciles. Les jeux de ce style ne sont pas réputés pour avoir des casse-tête bien ardus à résoudre et Area 51 en fait encore la preuve. Par contre, je dois vous avertir qu’on voit dans quelques-uns de ceux-ci pourquoi le jeu s’est vu accorder la note M pour joueurs de 17 ans et plus par l’ESRB. En effet, dans quelques casse-tête, vous devrez utiliser des membres d’humains pour progresser, incluant un bras vous servant à débloquer une porte fonctionnant avec un scanneur de la main ou une tête arrachée permettant d’ouvrir une porte avec un scanneur rétinien. C’est un peu morbide, je vous l’accorde, mais en même temps, ce genre de casse-tête ne se retrouvent pas souvent dans les jeux de tir à la première personne et il est donc amusant, dans un sens, de traîner avec nous un membre humain pour nous ouvrir un chemin. Pour le reste, vous n’aurez qu’à appuyer sur des boutons pour progresser, ce qui est assez classique dans le genre.
4Area 51 emprunte un élément à un autre jeu de Midway avec la possibilité de se transformer, peu de temps après le début de ce dernier, en une créature immonde, mais très puissante. Effectivement, tout comme dans The Suffering, vous pourrez vous transformer en un monstre pendant un certain laps de temps, ce qui vous permettra d’effectuer des attaques à courte portée tuant en un seul coup. De plus, cette transformation vous permettra de bouger plus vite et de voir certains ennemis difficiles à apercevoir à la normale. En plus de pouvoir frapper, vous pourrez lancer des parasites vers vos ennemis en étant transformé, ce qui les assommera pendant quelques secondes, vous laissant alors amplement de temps pour vous en approcher et les décimer en un coup de poing fatal. Ce n’est pas nouveau puisqu’une telle possibilité était déjà présente dans The Suffering, mais il n’en demeure pas moins que c’est très efficace dans le jeu lorsque notre forme humaine n’est pas assez forte. Après tout, tant qu’à être entouré de toutes sortes de créatures, pourquoi ne pas en être une nous-même ?
5Un autre élément tiré de divers autres jeux à la première personne est la possibilité de scanner certains éléments de son environnement. Ainsi, lorsque vous verrez un objet entouré de vert apparaître à l’écran, vous pourrez le scanner pour débloquer des secrets liés à l’ambiance générale d’Area 51, qui consistent généralement en des documents et vidéos secrets tels que la découverte d’extraterrestres ou encore la planification d’un faux atterrissage sur Mars par les Américains. Malheureusement, vous ne pourrez consulter ces secrets qu’à partir du menu principal du jeu et non en cours de partie, ce qui est dommage puisque j’aurais bien aimé consulter chaque secret au fur et à mesure que je les débloquais sans devoir sortir de ma partie. Vous pourrez aussi scanner quelques autres objets, dont des corps morts et vivants ou encore l’air ambiant, afin d’avoir droit à diverses autres informations. Néanmoins, ces dernières ne sont jamais pertinentes et, contrairement à un jeu comme Metroid Prime, vous n’aurez jamais vraiment de plaisir à scanner les objets « normaux » qui se trouveront autour de vous.
Graphiquement, Area 51 s’en tire bien, même si ce n’est pas le plus beau jeu sur Xbox. Les environnements sont bien détaillés et les textures sont belles dans l’ensemble, même si certains décors sont répétitifs. Il en va de même pour les ennemis, qui sont à peu près les mêmes à chaque niveau et qui manquent parfois de détails. Par ailleurs, le jeu utilise un bon engin de physiques qui permet d’interagir avec plusieurs objets du décor. Par exemple, vous pourrez utiliser votre fusil pour ouvrir des portes de casiers et vous pourrez faire tomber des chaises et des barils avec lesquels vous entrerez en contact. Une mention honorable également pour les cinématiques, qui sont excellentes et très belles à regarder. Plusieurs effets spéciaux, dont des effets de fumée et d’explosions, sont également présents et fort jolis. Le jeu roule somme toute dans une fluidité constante, même si certains ralentissements peuvent être notés à l’occasion.
Côté sonore, la musique colle bien avec le rythme du jeu, mais vous n’en tiendrez sans doute pas compte puisque vous ne pourrez l’entendre qu’en arrière-plan. Les différents bruits des armes ainsi que de notre personnage sont bien faits, quoique les bruits de pas soient assez moyens et fort répétitifs. Le bruit que fait le jeu lorsqu’on ramasse une arme ou un objet est assez étrange et fait penser à celui qui était présent dans les vieux jeux de tir à la première personne. En fait, rien du point de vue sonore n’est mauvais si ce n’est que la voix de David Duchovny, qui incarne Ethan Cole. Midway a fait appel à d’excellents acteurs pour tous les personnages du jeu, incluant un Marilyn Manson très convaincant dans le rôle de l’extraterrestre Edgar, mais Duchovny a fait un travail lamentable pour donner vie au personnage principal d’Area 51. L’acteur semble constamment endormi et gâche chaque moment où Ethan Cole parle, ce qui fait en sorte qu’on ne s’attache jamais au personnage malgré les événements tragiques qui surviendront dans sa vie. Après XIII, Duchovny démontre encore une fois qu’il est un acteur tout simplement médiocre lorsqu’il n’incarne pas lui-même un personnage auquel il veut insuffler la vie.
Au niveau de la durée de vie, Area 51 prend une dizaine d’heures afin d’être complété, ce qui est dans la normale des jeux de tir à la première personne. Trois niveaux de difficulté sont présents en solo, mais je dois vous avertir que le jeu est difficile, même au mode Easy. En fait, cela est principalement dû au fait que les ennemis ne semblent jamais vous manquer et ce, même si vous croyez qu’ils tirent dans une autre direction que la vôtre. C’est dommage puisque cela rend le jeu très frustrant. À tout le moins, vous pourrez tendre des pièges à vos adversaires afin de vous faire voir d’un coin de mur grâce à la possibilité de vous pencher à l’aide de la croix directionnelle de la manette de la Xbox, un aspect qui n’est étrangement pas souvent présent dans les jeux de ce style sur consoles.
En plus de la portion solo, le jeu permet de jouer sur Xbox Live dans des modes somme toute classiques qui n’enlèvent rien aux Halo 2 ou Unreal Championship 2 de ce monde. Toutefois, je vous invite à essayer le mode Mutation sur Xbox Live qui permet à un joueur infecté par le virus de la base 51 de pourchasser les autres joueurs afin de les infecter. C’est probablement le mode le plus intéressant en ligne, surtout parce qu’il est unique à Area 51. À noter que la grosseur des cartes en multijoueur sera directement liée au nombre de joueurs dans une partie, ce qui veut dire que vous ne pourrez jamais retrouver une dizaine de joueurs dans un tout petit niveau où il est impossible d’établir certaines stratégies.

 

Jouabilité
Des contrôles classiques de jeux de tir à la première personne avec la possibilité fort intéressante de se pencher pour voir nos ennemis et planifier nos stratégies. L’intelligence artificielle est malheureusement mal balancée et les casse-tête sont assez classiques et faciles. Bonne variété d’armes, mais impossible d’en transporter deux à la fois en permanence. 16 /20  

Scénario
Un scénario de base où la conspiration est le thème principal. Par contre, le jeu vous permettra d’explorer certaines théories fantaisistes, incluant celle du faux atterissage sur la Lune. 14 /20  

Qualité graphique
Un jeu fort respectable avec de beaux effets et des environnements un peu répétitifs, mais somme toute jolis. Bon engin de physiques utilisé et fluidité relativement constante. 16 /20  

Qualité sonore
Musique collant bien avec le jeu, même si elle ne peut être entendue qu’en arrière-plan. Bruits parfois répétitifs, parfois étranges, mais somme toute de bonne qualité. Excellentes voix d’acteurs si on oublie la performance médiocre de David Duchovny. 14 /20  

Durée de vie
Une dizaine d’heures environ pour terminer le jeu en solo avec possibilité de le refaire à l’aide de trois modes de difficulté. Modes multijoueur classiques en ligne, bien que le mode Mutation soit intéressant et assez unique. 15 /20  

 

Bref, Area 51 n’est pas un mauvais jeu de tir sur Xbox. Ce n’est pas un jeu révolutionnaire et c’est encore moins un jeu accotant Halo 1 et 2, TimeSplitters ou encore Doom III, mais il n’en demeure pas moins que c’est un titre fort honorable de la part de Midway et ce, malgré des facteurs qui ont échappé à la compagnie et qui abaissent la qualité du jeu, comme David Duchovny. À tout le moins, Area 51 m’aura permis de passer quelques heures agréables devant ma Xbox à massacrer des tonnes et des tonnes de mutants et autres adversaires tout en me demandant ce que le gouvernement américain peut bien nous cacher et si certaines théories que j’ai, à priori, rejeté du revers de la main tellement elles étaient farfelues sont aussi fausses que je l’ai un jour cru…

78 %
 
Daniel Carosella

Ordre : 

 

Login:   Mot de passe:    


54599627 HardGamers depuis le 22 février 2000 - Webmaster : Frédéric Gignac [ Mercador ]
HardGamers est une propriété de HG Multimédia Inc. Hébergement web par Likuid Communication © 2000-2010 HardGamers
Toute reproduction interdite sans l'autorisation écrite du webmaster