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Area 51 |
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Midways Area 51 devrait rappeler quelques souvenirs pour les plus vieux d’entre nous avec ce jeu d’arcade sorti en 1988 si ma mémoire est bonne. Nous sommes maintenant en 2005, à l’aube d’une nouvelle génération, et la compagnie américaine nous ravive des souvenirs, qu’on soit joueurs ou amateurs de phénomènes paranormaux (ou les deux). Soyez les bienvenus sur la zone 51.
 L’histoire est simple : suite à un étrange accident aillant survenu sur la zone 51, votre équipe y est dépêchée. Après un léger débriefing, vous (Ethan Cole) suivez vos camarades afin d’aider à démêler les problèmes que l’accident a causé. Peu à peu, vous vous apercevrez que les choses ne sont pas aussi simples qu’il n’y parait. Le scénario d’Area 51 est sans doute simple et peu original (notamment avec le principe de la conspiration), mais il a l’avantage d’être fort bien amené et de savoir garder quelques éléments de surprise qui font qu’on a le goût de savoir ce qui se trame. Je ne voudrais vraiment pas dévoiler trop du scénario, mais sachez que jai souri à la mention de... Arrg ! non ! Je promets, je ne dirais rien... Aaaaah.
 L’histoire est bien servie par les voix lors des scènes intermédiaires. En effet, entre chaque mission, vous entendrez la voix de nul autre que David Duchovny (X-Files), qui est en fait celle de votre personnage : certains trouveront cela un peu rébarbatif, mais les amateurs apprécieront le léger cynisme qui transparaît parfois dans le timbre de sa voix. De plus, Marilyn Manson prête sa voix à une mystérieuse entité extra-terrestre et cela est très convaincant. Ajoutez à cela que tous les personnages que vous rencontrerez dans le jeu parlent avec entrain, ce qui ajoute beaucoup d’ambiance au jeu. Les bruitages sont eux aussi fort réussis et les musiques savent se faire oublier. Le seul reproche que je ferais à la partie sonore est que, parfois, les voix sont difficilement audibles, à cause du bruitage environnant principalement.
 Une des premières choses qui marque avec Area 51 est la qualité graphique de l’ensemble. Pour une vieille console en perte de vitesse, la PS2 a encore de beaux restes. Tout d’abord, on remarquera que les décors fourmillent de détails et que, souvent, des petites animations annexes sont apparentes, comme par exemple des individus qui travaillent pendant que vous vous déplacez. De plus, il n’est pas rare que pendant les combats, vous ayez plus d’une dizaine de personnages qui se déplacent dans des environnements intérieurs assez grands et ce, sans baisse du frame-rate. Ajoutez à cela des niveaux structurés et qui ne sont pas sans cesse de vulgaires couloirs, des changements dans les décors (on passe d’une base souterraine à des mines pour finir dans un… chut…) ainsi que des personnages aux postures réalistes et vous obtenez un beau jeu sur PS2. Le seul regret est que les ennemis sont somme toute assez peu variés.
 La prise en main du jeu est très rapide, bien que tous les boutons de la manette soient sollicités. Tout cela se fait de façon naturelle et automatique. On appréciera particulièrement le bouton R3 qui permet d’utiliser la lampe attachée à la plupart des armes. À ce propos, celles-ci sont très variées et même le simple pistolet du début permet de faire quelques dégâts chez les ennemis. De plus, vous pouvez ramasser une deuxième mitrailleuse ou un deuxième fusil et disposer ainsi d’une puissance de feu doublée. Bien entendu, pour éviter les abus, une fois le chargeur de la seconde arme vidée, vous vous retrouvez avec une seule arme de nouveau. Enfin, pratiquement toutes les armes demandent d’être rechargées et ceci prend tout de même quelques secondes. Il va donc falloir éviter de foncer sans cesse tête baissée, car généralement, les ennemis ne viennent pas par petits groupes ; si vous faites assez attention, vous ne manquerez jamais de munitions.
 En plus des armes, vous allez rapidement obtenir des pouvoirs spéciaux : vous pourrez vous transformer en une sorte de monstre ayant une capacité en mêlée plus importante et pouvant envoyer des salves de virus qui détruisent tous les ennemis organiques. Certes, l’utilisation de ces pouvoirs se révèlent assez limités la plupart du temps, mais ils vont vous rendre de grands services à certains points clés du jeu, principalement quand beaucoup d’ennemis vous font face. En effet, quand vous vous transformez en monstre, votre barre d’énergie dimunue, mais tout ennemi tué à courte portée vous rapporte des points de vie. Cela va s’avérer vital vers la fin du jeu.
 Area 51 n’est pas qu’un FPS bourrin. Vous devrez parfois résoudre de très simples énigmes qui consistent souvent à récupérer un objet au point A pour le porter au point B. D’autres fois, vous devrez éviter qu’une place se fasse prendre par les ennemis à l’aide de tourelles ayant une puissance de feu impressionnante. Il ne faudra pas oublier les quelques boss qui parsèment le jeu et vous donneront quelques sueurs par le défi qu’ils imposent : en effet, ils se déplacent souvent très vite. Cependant, une fois trouvé le point faible, cela devrait n’être qu’une formalité
 Le principal reproche que je pourrais faire à Area 51 est sa faible durée de vie. Certes, j’exagère, car cela prend tout de même une dizaine d’heures pour terminer le jeu, mais l’envie de le recommencer est quasiment nulle, car la différence entre les trois niveaux de difficulté est somme toute assez faible. Seuls les fanatiques voudront recommencer afin de récupérer tous les bonus cachés qui permettent de découvrir certains éléments supplémentaires. En effet, ces bonus consistent principalement en des vidéos qui offrent surtout des informations quant au "background" scénaristique du jeu ; on en apprend juste plus sur la conspiration qui règne autour de la zone 51.
 Cependant, pour prolonger le plaisir, Area 51 est fourni avec un mode multijoueurs. Hors ligne, vous pouvez jouez à deux en mode Deathmatch. Cela peut procurer un petit peu de plaisir pendant une heure, mais devient vite lassant, car à part vous et votre ami, il n’y a rien dans le niveau : pas de pièges, pas de bots. On regrette fortement la non-existence d’un mode coopératif. Par contre, il y a un mode de jeu en ligne : jusqu’à 16 joueurs peuvent participer à des deathmatchs (solo ou en équipe) ou encore CTF; il n’y a rien de bien innovant, mais cela prolonge tout de même la durée de vie pour ceux qui possèdent un modem. Le mode le plus original reste celui où vous jouez le rôle dun individu infecté : vous poursuivez ceux qui ne le sont pas. Je nai pas bien pu tester ce mode, mais il semblait prometteur.
Jouabilité
| Un choix darmes assez diversifié, des phase de plateformes réussies ainsi que le fait davoir des pouvoirs spéciaux mais hélas sous-utilisés, ce qui donne tout de même une jouabilité variée. |
15 /20 |
Scénario
| Amateurs de mystères, vous allez être servis. On nage entre X-Files et Resident Evil, sur un fond de conspiration. |
15 /20 |
Qualité graphique
| De beaux effets, aucun ralentissement et un beau travail sur les textures, font de ce jeu une réussite sur PS2. On regrettera juste léternel "aliasing" et le manque de diversité des ennemis. |
17 /20 |
Qualité sonore
| Un bon travail sur les voix si ce nest quelles sont parfois peu audibles ; les bruitages sont excellents et les musiques peu répétitives. |
16 /20 |
Durée de vie
| Comptez moins dune dizaine dheures pour voir la fin. Le mode de jeu en ligne et à deux en écran séparé permet quelques heures supplémentaires. |
14 /20 |
Javoue que javais un peu dappréhension avec cette version PS2 dArea 51. Pourtant, je me suis bien amusé et de voir la fin du jeu aussi vite (à peine 10 heures) ma quelque peu déçu, sans doute par le fait que jaurais aimé prolonger le plaisir un petit peu plus, car le jeu est prenant. Par contre, la fin (sans vouloir "spoiler") laisse entrevoir une possible suite...
80 % fdroopy
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