Call of Duty: Finest Hour
Call of Duty: Finest Hour
Parfdroopy
Genre : Action
Créé le : 6 décembre 2004
Dernière modification : 3 janvier 2009
Site web : Call of Duty: Finest Hour
Éditeur : Activision
Développeur : Spark
Sortie en magasin : Novembre 2004
Config requise : Modem pour le jeu en ligne
Carte mémoire
 
Images | Critiques des lecteurs
 
Activision est en forme et veut le prouver en contrecarrant Electronics Arts dans le domaine des FPS hollywoodiens (voir Medal of Honor). Il fut très content de l’accueil fait à Call Of Duty (développé par des anciens de l’équipe de MoH) et décida donc de porter ceci sur consoles, notamment sur la vieille PS2. Reste à savoir si ce port est réussi ou non…

 

Image 1Image1Call of Duty: Finest Hour se situe pendant la Deuxième Guerre Mondiale. On va assister à des batailles du côté allié sur 3 fronts : Stalingrad, le front de l’Ouest et l’Afrique du Nord. Vous jouerez donc tantôt un soldat soviétique, un commando britannique ou un soldat américain. Si toutes les batailles se situent tout de même dans un contexte historique précis, le tout manque de cohésion d’un point de vue scénaristique du fait de vouloir porter les combats sur trois fronts sans vraiment de lien temporel. Il est dommage que CoD:FH ne soit pas axé sur un front ou un seul personnage ou encore, une même équipe (un peu comme dans Killzone).
Image 2Image2Le menu de Call of Duty est très clair et fort intuitif. Vous pouvez régler vos options, accéder au mode multijoueur, voir des goodies ou démarrer une partie. Pour démarrer une partie, vous avez juste à choisir une sauvegarde et votre niveau de difficulté (facile, normal et difficile). Autant le dire tout de suite, évitez le niveau "facile" si vous voulez avoir un minimum de défi, à moins que vous aimiez avoir des potions de vie tous les 3 mètres. A partir de là, après un long temps de chargement, vous êtes plongé dans votre première cinématique, faite avec le moteur du jeu. Vous commencez la partie en jouant le rôle d’un jeune bidasse qui se retrouve sur le front au plus fort de la bataille de Stalingrad.
Image 3La prise en mains est très rapide: R1 pour tirer, L1 pour viser, le cercle pour vous baisser, le triangle pour sauter ainsi que le bâton analogique gauche pour avancer, reculer ou "strafer" et celui de droit pour les rotations. Avec ces commandes, vous avez 95% des actions à effectuer. C’est très intuitif, tout en sachant que les autres commandes seront tout de même nécessaires (je pense au carré quand vous voulez recharger votre arme avant la fin de la série). Dès le début du jeu, vous êtes plongé dans l’action, à l’instar d’un film de guerre. Vous devez vous baisser dans les tranchées pour éviter les tirs, récupérer une arme et prêter mains fortes à vos frères d’armes. On n’a pas de temps morts et c’est tant mieux.
Image 4Le jeu reste très maniable : le personnage répond bien aux commandes, sans pour autant que celles-ci soient trop sensibles. Les tirs se font bien, même si on regrettera que quand vous avez votre fusil de sniper, aucun tremblement ne se fasse sentir lorsque vous visez avec la lunette. De plus, le réalisme est là, car vous n’avez pas de munitions infinies et vous devez sans cesse recharger votre arme (sentez la poussée d’adrénaline quand vous êtes le sniper fasse à une grosse infanterie qui ne vous laisse quasiment aucun répit). Il est cependant dommage que les tirs soient si approximatifs. Il n’est pas rare que vous visiez à côté d’un soldat ennemi et que celui-ci s’écroule, mort : cela fait tir aux pigeons ! Parfois, vous aurez un véhicule à conduire, et là, c’est une autre paire de manches. Avec le bâton analogique gauche, vous dirigez le tank tandis que le bâton analogique droit sert à la rotation de la tourelle. Cela peut sembler logique, mais la sensibilité des commandes fait que c’est une vraie plaie de conduire; on a une seule hâte : vivement la fin de la mission !
Image 5Vous aurez un peu moins d’une dizaine de missions par front, ce qui fait, en gros, une trentaine de missions pour compléter le jeu. Cela paraît beaucoup, mais la plupart d’entre-elles ne dure qu’une dizaine de minutes. En guère plus d’une dizaine d’heures, vous aurez fait le tour du jeu. C’est très décevant, car dans ce temps, je compte aussi les nombreuses cinématiques. Heureusement, les longs temps de chargement viennent rallonger le plaisir ! Les missions sont assez variées: se rendre du point A au point B, défendre un hangar, protéger un équipier, prendre d’assaut une place forte. Parfois, d’une mission à l’autre, vous garderez le même personnage (avec l’équipement ramassé), mais cela reste rare : pas le temps de s’attacher à son personnage qui n’évoluera donc pas. Au passage, ne cherchez pas à trop protéger les hommes qui vous accompagnent : s’ils doivent mourir, c’est que le script l’a décidé : eh oui, on a affaire à un FPS hollywoodien, donc c’est très scripté !
Image 6Call of Duty: Finest Hour propose un mode multijoueur (uniquement en ligne). Celui-ci se configure très facilement. Vous aurez la possibilité de jouer à 16 à des modes très classiques, comme un deathmatch, un team-deathmatch, un CTF ou encore un Seek&Detroy pour ajouter un peu de variété. Il est franchement dommage qu’aucun mode coopératif ne soit proposé, que ce soit en ligne ou à deux sur un même écran (je suis certain que le moteur du jeu gèrerait très bien le jeu avec l’écran divisé).
Image 7La bande sonore du film est à l’image d’un bon film d’action : classique, sans esbroufe, mais convaincante. Les nombreuses voix collent bien aux différents personnages, un fusil sonne comme un fusil et une explosion est faite à partir du bruit de la détonation de la dynamite. La musique qui accompagne votre escapade sait se faire discrète et, comme le bruitage, fait penser à un bon petit film comme Hollywood en produit à la pelle.
Image 8Quant au graphisme, c’est une autre paire de manches. Un bon positif est la grande fluidité du jeu qui fait que, même quand vous êtes entouré d’ennemis, le jeu ne rame jamais. De plus, le design général du terrain est assez réussi. Mais il est dommage que les textures employées soit si grossières : on dirait des textures de PS1 retouchées ! De même, le graphisme des personnages est très moyen : la PS2 peut faire beaucoup mieux que cela. Si vous avez eu le malheur de jouer à d’autres FPS consoles récemment (je pense notamment à Killzone), vous serez sans doute déçu par cet aspect. Activision va devoir revoir sa copie à ce niveau, surtout quand on sait que le graphisme tient une part importante dans un bon FPS.

 

Jouabilité
Tant qu’on dirige un personnage, cela est tout à fait convenable ! Par contre, conduire un véhicule peut être une plaie ! 14 /20  

Scénario
Si le fait de vivre certains événements de la Deuxième Guerre Mondiale peut paraître intéressant, le fait de jouer sans cesse un personnage différent dans un lieu différent nuit un peu à l’implication dans le jeu. 14 /20  

Qualité graphique
Si la fluidité est au rendez-vous, le reste est très moyen, notamment avec des textures parfois très grossières. 13 /20  

Qualité sonore
Les bruitages, la musique et les voix sont convaincantes, comme à Hollywood, sans être pour autant extraordinaires. 16 /20  

Durée de vie
Une vingtaine de mission ne vous tiendrons en haleine que pour une petite dizaine d’heures. Le mode Online est plus prometteur si vous vous trouvez jusqu’à 15 partenaires de jeux. 13 /20  

 

Avec Call of Duty: Finest Hour, on a un jeu mi-figue, mi-raisin : le jeu propose certes un bon défi, mais on a plus l’impression d’avoir une version inachevée. C’est le jeu où vous jouerez une mission de temps en temps ou que vous louerez, mais pas celui qui vous laissera accroché à votre écran. A moins qu’Activision nous sorte un "Director’s Cut" fort remanié. Qui sait? tout est possible à Hollywood.

68 %
 
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